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BIENVENUE SUR AMORTENCIA Invité ! ҩ La deuxième intrigue va bientôt arriver! ҩ Veuillez privilégier les maisons POUFSOUFFLE et GRYFFONDOR!!! Si possible et si cela n'est pas nécessaire, évitez les maisons Serpentard et Serdaigle ainsi que le statut de "sang pur"

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 INTRIGUE 2 - Here's my formal invitation, you and me go masquerade

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Le choixpeau

ϟ inscription : 05/05/2010
ϟ hiboux : 330
MessageSujet: INTRIGUE 2 - Here's my formal invitation, you and me go masquerade   Sam 29 Oct - 14:16




QUE LE BAL DE HALLOWEEN COMMENCE
“You've got to dance like nobody's watching and love like it's never going to hurt.”



Spoiler:
 
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SLYTHERIN ҩ It's kind of fun to do the impossible.

ϟ inscription : 18/08/2011
ϟ hiboux : 743
MessageSujet: Re: INTRIGUE 2 - Here's my formal invitation, you and me go masquerade   Sam 29 Oct - 23:12



C'était décidément la pire idée au monde. POURQUOI avait-elle accepté d'aller au bal déjà ? (...) Ah oui, les yeux de chien de battu de son frère, son attaque pour le moins imparable quand il voulait obtenir quelque chose de la part de la blonde et à savoir, ce soir, qu'elle pavane dans une de ces vieilles robes car elle n'avait pas eu besoin de plus d'une seconde pour reconnaître une des tenues qui se trouvait il y a sent soixante ans environ dans sa garde robe. Elle ne savait pas comment ce fourbe de directeur s'y était pris pour retrouver leurs anciens costumes – car elle ne doutait pas une seule seconde que son cas fut unique – mais il avait fait du bon boulot, il fallait bien qu'elle le reconnaisse. Elle caressait du bout des doigts l'étoffe de sa robe, alors qu'elle se remémorait avec une certaine tristesse dans le regard le souvenir le plus marquant lié à cette dernière : la demande en mariage de Gabriel. C'était ainsi vêtu qu'elle avait dit oui, qu'elle avait laissé son cœur espérer mille merveilles aux cotés de l'homme qu'elle aimait. C'était bien cruel de la forcer à la reporter quand on connaissait la fin de cette histoire. De leur histoire. Un sourire presque mauvais se dessina sur ses lèvres alors qu'elle pensait à son ancien futur beau-père. Elle savait pertinemment à quoi il voulait jouer : il voulait profiter de cette soirée aux apparences banales pour faire remonter le passé à la surface et surtout, dans son cas, pour faire revenir Sofia au profit de Cordélia. Faire réapparaitre la princesse de contes de fées et disparaître la petite garce qu'elle était devenue. Grave erreur stratégique de sa part s'il pensait qu'un bal suffirait à cela. Son cœur – ou tout du moins ce qui en restait – s'était trop assombri avec ce qu'elle avait vécu et il était rongé par la colère, l'amertume et surtout, une tristesse sans nom qu'elle devait supporter au quotidien. Oui, car malgré les apparences qui semblaient laisser croire qu'elle haïssait la réincarnation de Gabriel, elle aimait Anatasie, autant que Sofia avait pu aimer son fiancé. Mais elle ne pouvait pas être avec lui. Non, ce n'était tout bonnement pas envisageable .Alors elle le repoussait avec hargne, et quand Rebekah tentait de la faire céder, elle lui rétorquait qu'elle n'éprouvait rien pour lui, qu'il n'était qu'un inconnu et que leur amour était mort. Comment cela aurait-il pu seulement être vrai? Elle avait cet homme enfoui si profondément dans la peau qu'elle ne pourrait jamais ce le sortir du cœur ou de la tête. Mais elle devait s'en tenir éloigné, c'était bien mieux ainsi. Elle ne recommencerait pas les mêmes erreurs que dans le passé, celles qui avaient causé la mort de tant de personnes. Elle ne serait plus un danger pour ceux qu'elle aimait. Le monstre qu'elle était ne causerait plus de mal autour de lui.

Cependant pour l'heure, elle était profondément agacé par ce vieil homme qui semblait vouloir la manipuler ce soir, pour tenter de faire revenir en elle la jeune fille candide et naïve qu'elle était. S'il voulait jouer à ça, il allait être servi, elle lui montrerait que l'époque « Sofia la douce » était bien révolu et que peu importe ce qu'il pourrait faire, rien ne changerait ça. Oui, elle allait se donner à fond dans le bal et montrer à la fin de ce dernier, que cela n'avait strictement rien changé à sa situation actuelle. Première étape? Enfiler la robe. Elle l'avait eu mauvaise en voyant qu'elle devait se changer dans le bureau du dirigeant de l'établissement. A croire que soit c'était un pervers qui avait voulu poster une sorte de caméra version sorcière pour mater le tout plus tard, soit il voulait la garder à l'œil Grand bien lui en fasse, elle mit sa tenue cachée derrière une sorte de cabine qu'elle avait magiquement crée et quand cela fut fait, elle s'empara d'un parchemin qui trainait pour faire un dessin le représentant mort, écrasé par une déjection d'un dragon en plein vol. La légende écrite juste en dessous? « La plus grosse merde des deux n'est pas forcément celle qui en a l'air. » Enfantin. Puéril. Insolent. Et elle le savait, mais elle ne pouvait pas s'en empêcher. De plus, ensorcelant quelques objets ici et là pour qu'ils sonnent plusieurs fois le lendemain la macarena, elle se frotta les mains en imaginant le calvaire que son mentor allait vivre. Elle une peste? Totalement. Du moins, ça dépendait avec qui. S'approchant d'un grand psyché qui trainait dans un coin, elle fit magiquement pousser ses cheveux blonds pour qu'ils atteignent la longueur qu'ils avaient a l'époque et d'un coup de baguette, elle les arrangea pour qu'ils se coiffent. Ils ressemblaient alors à la coiffure de la Belle dans le dessin animé moldu de Walt Disney, bien que le demi-chignon était plus complexe et parcouru de perles d'un blanc nacré. Satisfaite de l'image que le miroir lui envoyait – étant la copie conforme de ce à quoi elle ressemblait dans sa première vie – elle déposa son masque sur sa figure, dérobant aux yeux de tous non seulement la moitié de celle-ci mais aussi son identité alors qu'elle finissait par quitter les lieux. Elle ne m'y pas bien longtemps à rejoindre la soirée qui avait lieu dans la grande salle et qui semblait avoir déjà bien commencé. Elle dut admettre que la ressemblance avec les banquets d'autrefois était impressionnante, voire même troublante. Elle aurait presque pu croire qu'elle avait remonté le temps et qu'elle était dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle. Des couples masqués dansaient déjà sur la pelouse alors qu'elle s'approchait du buffet dans un coin pour prendre un verre d'une sorte de ponch qu'un elfe de maison lui servit. Voyant que ce dernier n'eut aucun mal à la reconnaître, malgré le « Mademoiselle » qu'il se contenta de lui dire, elle lui offrit un doux sourire avant d'accepter avec empressement la boisson qu'il lui proposait. La foule autour d'elle en était presque étourdissante mais étrangement, cela n'avait rien de gênant pour elle, alors qu'elle déambulait sans but précis entre les divers inconnus – ou pas – autour d'elle, son verre toujours à la main et seulement à moitié vidé...

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“Sometimes you have to be apart from people you love, but that doesn't make you love them any less. Sometimes you love them more.” There are moments when i wish i could roll back the clock and take all the sadness away, but i have a feeling that if i did, the joy would be gone as well. So i take the memories as they come, accepting them all, letting them guide me whenever i can - she loved him; it was as simple as that. ♥
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ϟ inscription : 24/10/2011
ϟ hiboux : 31
MessageSujet: Re: INTRIGUE 2 - Here's my formal invitation, you and me go masquerade   Dim 30 Oct - 1:41


Qui est tu réellement Archibald Strauss-Brown ? Il n'avait jamais su répondre à cette question, il se la posait d'ailleurs très souvent. Peut-être que le passé avait son incidence sur la personne qu'il était à présent. Mais rien, non il ne se souvenait rien, à croire qu'il n'avait jamais existé jusqu'à aujourd'hui, une vie antérieure il en avait une, tout le monde possédait sa propre personne du passé, la plupart des gens s'en souvenaient, la plupart des gens avaient changé. Lui, rien, tout n'était que néant dans son esprit et il avait baux chercher dans sa mémoire, rien ne venait, simplement quand cette force invisible de l’esprit ou bien de la magie le voulait et rien ne pouvait être plus déstabilisant pour lui que cet éternel sentiment d'incertitude qui ne le quittait plus. Alors l'image du gars froid, détestable et sans sentiments qu'il pensait être lui convenait parfaitement, de cette manière il n'avait pas à chercher plus loin, il n'avait pas le besoin de se prendre une bonne dose de vérité dans la gueule, ça détruirait tout, ça le détruirait lui. Arrogant, beau et détestable, ça lui suffisait amplement, cependant Archilbald le savait, il lui manquait une part de lui même, la part d'humanité que ne possédait pas un loup, celle qu'on lui avait retiré, mais il l'avait cherché, il le méritait, mais qu'avait-il bien pu faire de si ignoble dans sa vie antérieure pour subir ce genre de châtiment irréversible ? Il n'en savait strictement rien. Finalement l'enfer, pour lui, c'était ne plus savoir faire la différence entre le masque et ce qui se cachait en dessous, mais peut-être qu'à force de se cacher derrière, ils n'avaient fini par ne faire plus qu'un et ça depuis bien longtemps, surement depuis toujours. Le costume de bal que ce cher directeur avait fait mettre dans les vestiaires du terrain de Quidditch, n'avait fait qu'accentuer ses appréhensions, en le touchant Archibald avait eu un flash, court et flou comme à l'habitude. Il s'était vu danser la salle avec une ravissante jeune femme dans une salle qui ressemblerait surement à celle de la soirée à venir, mais il avait eu le même sentiment de colère et de méchanceté, que même la jeune femme douce et naïve à ses côtés ne parvenait pas a atténuer. Il avait été du mauvais côté, c'était presque une quasi certitude, fondée, ou non.

A vrai dire, il aurait préféré que ce maudit bal ait lieu un soir de pleine lune, il aurait eu l'occasion de se défiler, de montrer qu'il ne se sentait pas bien parce que la fièvre entrainant sa situation de lycanthrope se serait déclenchée, il se demandait aussi ce qu'il pouvait bien foutre ici, lui, le loup de la société. La raison était simple, son père voulait que son fils brille auprès des autres et il avait fortement insisté pour qu'il participe au bal d'halloween, qui lui permettrait surement de rencontrer des personnes importantes, alors Archibald avait accepté, il avait cédé comme toujours. Sa force de caractère était totalement anéantie face à son père. Alors son costume de l'époque, il l'avait enfilé dans les vestiaires de l'équipe de Quidditch des Serpentards. Il s'y sentait horriblement ridicule, mais sensiblement troublé, comme s'il revivait des années dont il ne se souvenait plus, c'était un sentiment étrange qu'il n'avait jamais ressentit jusqu'à maintenant. Le jeune homme tourna en rond quelques temps dans la pièce, comme quand il cherchait la bonne stratégie à adopter avant un match, seul, il devait réfléchir. Cependant aujourd'hui ce n'était pas un match de Quidditch et il ne parvenait pas non plus à réfléchir convenablement. Il ne se voyait pas danser avec l'une de ces filles écervelées qui font les potiches toute la soirée pour paraitre bien, c'était ce que à mère faisait et il ne le supportait pas, mais il valait mieux ça que le fait qu'elles possèdent un esprit vif et cultivé, dans sa morale bien étriquée par son éducation des plus classique, les femmes étaient faites pour se taire, une fois de plus il se trompait totalement, son cher paternel aussi d'ailleurs. Lorsqu'il pénétra dans la gigantesque pièce décorée en l'honneur du bal du trente et un octobre, Archibald était accompagné de l'une de ses potiches favorite, qu'il lâcha bien vite, il ne prêta même pas attention au magnifique décor, il n'avait qu'une seule envie partir d'ici le plus vite possible, mais il n'avait qu'une parole envers son père. Tout en se dirigeant en direction du buffet, il opina souvent la tête pour répondre aux saluts de ses connaissances plus ou moins appréciées, enfin celles qu'il pensait reconnaître, auxquelles il ne portait qu'une infime estime, voir même aucune. Le buffet disposait de nombreuses boissons en tout genre et de toute couleurs, plus étranges les unes que les autres, ainsi qu'un assortiment impressionnant de nourriture. Un elfe de maison lui servit un verre de la boisson qui lui paraissait la moins étrange, et Archibald le quitta bien vite sans un mot de remerciement afin de trouver un endroit où la foule se faisait un peu moins pressante et abondante, malgré le nombre incalculable de soirées mondaines auxquelles il avait participé, et malgré ses sourires de façade, la foule, il ne s'y faisait pas.


Dernière édition par A. Lucius Strauss-Brown le Dim 30 Oct - 21:04, édité 1 fois
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ϟ inscription : 28/08/2011
ϟ hiboux : 242
MessageSujet: Re: INTRIGUE 2 - Here's my formal invitation, you and me go masquerade   Dim 30 Oct - 16:04

quoi qu'il advienne, on traine ses chaines, ses peines.
All of my memories keep you near, in silence moments imagine you here ; All of my memories kleep you near, your silent whispers, silent tears. Made me promise I'd try to find my way back in this life, I hope there is a way to give me a sign you're okay, reminds me again it's worth it all. So I can go on.

Saphyre ne pu retenir un cri de surprise lorsqu'elle entra dans le dortoir des serdaigle, en effet, alors que son regard balaya la pièce d'un air distrait, s'attendant ni plus ni moins à voir les divers objets rendus presque invisible par l'habitude de les voir chaque jour dans la pièce : les lits au draps bleus & bronze, les malles scellées des filles du dortoir, quelques vêtements éparpillé ici & là et encore d'autres broutilles habituelles. Non, cette fois c'était différent, son regard fut immédiatement attiré par un éclat de tissu brillant, sur son lit. Une robe; La robe. Elle était là, posée comme avec négligence sur son lit. un entrelacs délicat de soie d'un superbe beige légèrement nacré et de dentelle, le tout formant un vêtement au large jupon, au corset orné ici et là de quelques rubans et de perles brillante, donnant à la robe un air de bijou à elle toute seule. Une belle robe assurément, une robe que toutes les petites filles rêveraient de porter. Une robe de princesse. Alors qu'elle s'approcha doucement du lit, Saphyre sentit son cœur s'accélérer légèrement, le rythme semblant s’accélérer à chaque pas qui la rapprochait de cette vision ressurgie du passé. Cette robe, elle ne lui était pas inconnue, elle l'avait déjà vue, non, plutôt elle l'avait déjà portée. « Rosalya .. » Le nom lui échappa des lèvres, comme un soupir, comme une évidence. Doucement, ses doigts effleurèrent la soie brillante, les motifs fins de la dentelle & les perles lisses. Saphyre tressaillit sous ce contact qu'elle ne connaissait que trop bien, tandis que les souvenirs la prirent à la gorge, bribes d’images nettes & violentes. Souvenirs. Un loup-garou hurle en griffant et mordant tout sur son passage, semblant ne pas faire attention au sang écarlate qui gicle sur son pelage, aux cris déchirants ou bien même à l'odeur pestilentielle de mort. Une autre image, deux femmes discutant et riant dans de sublimes robes d'époque en sirotant du champagne frais. Image d'autrefois dont la candeur jurant presque avec une certaine insolence avec la violence du carnage qui, quelques secondes plus tôt avait envahi son esprit. Rosalya & Saphyre. Saphyre & Rosalya. Deux personnalités. Deux époques. Deux vies. Une vie, liée par un seul mot : lycanthrope. Comme elle, son double du passé était atteinte de cette maladie, mais l'utilisait comme d'une arme pour servir l’étendard sanglant de Dusmtrang. Alors que d'autres souvenirs remontaient, Saphyre ferma les yeux, se concentrant sur l'image insipide de son dernier cours de défense contre les forces du mal. Stratagème qu'elle usait souvent, à court terme, il lui évitait de ne plus penser à ce qu'elle voulait oublier.

Alors qu'elle enfila la robe, Saphyre se surprit à espérer qu'elle ne lui aille plus, une bonne excuse pour ne pas affronter ce passé, mais la robe sembla s'enfiler avec une grande facilité, et étonnement, elle lui allait presque à la perfection, malgré sa maigreur qu'elle n'avait pas autrefois. Elle flottait légèrement dans le tissu, mais cela en resserrant le corset d'un coup de magie, la robe épousa ses maigres formes à la perfection. Elle se tourna vers le miroir, dans l'angle de la pièce, son reflet la submergea comme une vague, puissante et dévastatrice. Ce n'était pas elle dans la surface lisse du miroir, mais Rosalya; Ce ne fut que par un violent effort de volonté que la jeune femme calma les images qui l'assaillaient. Elle se concentra sur son reflet, uniquement sur son reflet, et comme à son habitude, ce ne fut pas une belle jeune femme blonde qu'elle y voyait mais un corps imparfait, empli de défauts. Un instant, envahi par cette image imparfaite d'elle même, elle envisagea de ne pas y aller, mais elle savait que sa meilleure amie, Cordélia n'avait particulièrement envie de s'y rendre, elle se devait de ne pas la laisser tomber. Ainsi après un soupir, elle maquilla ses yeux bleus d'un fard noir et coiffa sa longue chevelure blonde, laissant détachés sa jolie cascade dorée en de belles boucles. Saphyre enfila enfin un masque doré, finement ouvragé puis elle sortit de la pièce, rejoignant à pas lents la Grande Salle, savourant le calme que juste le claquement de ses talons sur les pavés bravait. Lorsqu'elle arriva dans la pièce, beaucoup d'élèves étaient déjà présents, vêtus de tenues aux couleurs chatoyantes du dix-neuvième siècle, ainsi Saphyre n'était pas la seule dont la tenue ne semblait pas choisie par hasard, une soirée au goût de retour dans le passé ? Peut-être. Avec un soupir, la jeune femme pénétra dans la salle, adressant ici et la de brefs saluts à ses amis. Une ambiance presque d'époque semblait régner dans ce bal d'Halloween, portée par la musique et les robes, les masques et les souvenirs. Alors qu'un elfe de maison lui tendit un verre de punch, que Saphyre accepta volontiers, avant d'observer distraitement les couples qui évoluaient sur la piste.

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RAVENCLAW ҩ Love looks not with the eyes, but with the mind.

ϟ inscription : 04/09/2011
ϟ hiboux : 55
MessageSujet: Re: INTRIGUE 2 - Here's my formal invitation, you and me go masquerade   Dim 30 Oct - 16:54



L'annonce d'un bal masqué avait d'abord été à Zoe un simple événement indolore dans son monde d'une lenteur quasiment immobile. Après tout, pourquoi pas. Poudlard avait grand besoin d'amusement avec les tensions qui l'agitaient, un bal était un remède comme un autre à ce genre de soucis. Élire un roi, une reine, danser, pavaner dans un costume fraîchement acheté, autres joyeusetés, tout cela étaient des futilités dignement aptes à distraire des esprits échauffés. Le côté masqué de la chose ne l'avait pas alertée non plus. Zoe, alertée ? Quoi que. Elle avait eu un soupçon de méfiance, très léger, un pic d'amertume : ne serait-ce point un petit avant-goût de complot ? Que devraient cacher ces masques ? Puis, aussi vivement qu'il était apparu, le soupçon s'était effacé. Ou plutôt, il avait coulé dans l'abysse encombré de ses pensées, qui jamais ne disparaissaient réellement. Et elle n'y avait plus repensé. Elle était restée à la surface du marécage qui lui servait de nid à réflexions. Mais le soir fatidique venu, et seulement ce soir-là, elle avait découvert le pot-au-rose premièrement redouté. Elle ne choisirait pas sa robe – d'un côté, c'était tant mieux, elle ne s'en était même pas préoccupé. Elle trouva, enfin, sa tenue pliée sur son lit. Pliée, on n'en voyait que la couleur. Un jaune flamboyant. Mais Zoe ne voulut pas en voir plus. Peu avant vingt-et-une heure, elle monta en tour d'Astronomie pour enfiler ce costume à l'abri des regards, comme on l'avait demandé aux élèves. Personne ne devait deviner qui se cachaient sous les masques. Pourquoi tant de mystères ? Arrivée là-haut, elle eut sa réponse. Elle s'obligea à déplier la robe, en lisser le velours du plat de la main. Admirer ce qui s'imposait comme les vestiges d'un passé qu'elle aurait voulu oublier. Ce costume, ce jaune, ce velours, eurent l'effet d'un pavé lancé dans la marre, forçant les antiques résidus à se décoller du fond. À remonter à la surface, à rejaillir dans l'esprit déjà bien torturé de la brune. Ce jupon, ce corset nacré, cette robe grossièrement cousue de velours, elle les avait déjà portés, tant d'années auparavant. C'était si loin, si loin qu'elle en avait, à l'époque encore, le teint rosé. Cette époque où elle était humaine, maigre paysanne d'un endroit reculé, prête à tout faire pour contenter sa maîtresse, y compris partir en guerre pour des causes inconnues – et fausses. Tout, y compris se battre, y compris mourir. C'étaient les habits dans lesquels elle était morte. Et elle les portait à nouveau. D'un coup de baguette magique, elle colora ses joues d'un rose factice. Le rose d'Isore. Maintenant, elle pouvait même dire ce nom à haute voix. « Isore. » C'était son prénom, ou du moins, il fut un temps où elle l'avait porté. Un temps tellement proche, la robe désormais ajustée sur son corps maigre. D'un autre coup, elle coiffa ses cheveux emmêlés. Le changement fut minime : Isore n'avait jamais été très richement parée, et ses cheveux avaient toujours été cachés, souvent sous le foulard des servantes ou le chef qui protège les paysans du soleil. Mais pas à la guerre. À la guerre – cette période hideuse que la direction, il était clair, s'efforçait de reconstruire en cette soirée d'apparence banale – Isore n'avait point eu de quoi cacher sa chevelure opulente. À la guerre, elle s'était faite l'égale de sa maîtresse Electre, elle avait combattu comme elle, pour elle. Et elle était morte de son épée. Electre tuant Isore pour empêcher le déshonneur du feu ennemi : un geste symbolique, si lourd d'une attention ambiguë. Zoe secoua la tête. Tout cela n'était qu'un bal masqué, rien de plus. Alors elle posé sur son nez le masque ocre cerné de perles d'ambre qui accompagnait sa robe et redescendit quatre à quatre les marches qui menaient en bas. Mais avant, bien sûr, elle ne put s'empêcher de jeter un coup d’œil au jardin qui s'étendait sous la Tour. Un banquet, des gens, tous vêtus de cette manière si porteuse de souvenirs. Le directeur était un vrai pervers. Lorsqu'elle fut parmi les convives, elle fut surprise de constater que l'ambiance était encore pire que ce qu'elle avait pu imaginer. Alors, pour tenter d'occulter la dimension tragique de la fête, elle but allègrement la boisson proposée par un elfe, priant pour ne pas croiser Valentine qui, se soir, se devait d'être Electre.
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ϟ inscription : 26/10/2011
ϟ hiboux : 30
MessageSujet: Re: INTRIGUE 2 - Here's my formal invitation, you and me go masquerade   Dim 30 Oct - 17:06




who cares if you're alive or not ?


Daveigh posa son regard sur la longue robe posée sur son lit. Il n’y avait aucun doutes, c’était bien celle-là qu’elle portait autrefois, aucun autre vêtement de sa garde-robe n’aurait pu être choisi pour un bal. Elle ne put s’empêcher de sourire en caressant l’étoffe. Pourquoi était-elle si heureuse de la revêtir ? Dans son subconscient, elle savait que c’était parce qu’elle représentait le bonheur qu’elle ressentait autrefois. Autrefois, du temps où Auxence n’était pas encore devenu le salaud qu’il était aujourd’hui, où Sam lui envoyait encore de ses nouvelles et où elle était encore adulée par la plupart des étudiants pour ses capacités étonnantes au Quidditch et pour ca beauté. A présent elle n’était plus que Daveigh, la garce détruisait tout sur son passage ; elle était toujours belle, elle était toujours douée au Quidditch mais tout le monde la voyait comme une fille sans aucun cœur. Son cœur se serra un peu, cette robe représentait beaucoup pour elle, elle avait vécu l’une des plus belles journées de sa vie dedans, bon c’était aussi la pire puisqu’elle était morte dedans. Elle leva les yeux au ciel, comme pour s’adresser à une puissance supérieure et pria pour que personne n’essaye de l’assassiner. Pourquoi fallait-il que sa vie soit aussi compliquée ? Parfois elle enviait ceux qui n’avaient pas de souvenirs de leur vie antérieure, eux, au moins, n’avaient pas de regrets. Oui, malgré le fait qu’elle eut préféré mourir plutôt que de l’avouer, Daveigh avait des regrets, elle aurait aimé dire à Auxence qu’elle l’aimait, pas comme elle le faisait de temps en temps lorsqu’ils étaient seuls mais devant tout le monde. Chose qu’elle n’avait jamais eu le cran de faire. Son père l’aurait traité de lâche, mais elle n’était pas lâche, elle tenait juste à rester vivante et heureuse. Cela impliquait de cacher ses sentiments. Enfilant distraitement le vêtement, elle se souvint de cette odeur de musc qu’elle avait à cette époque, son odeur avait changé, c’était comme si elle avait vieilli, un peu comme un livre qui change de senteur. Daveigh avait changé, sa relation avec Sam lui avait fait perdre cinq ans, sa rupture lui en avait fait gagner dix, et puis était arrivé l’incident Auxence, elle avait à nouveau vieilli de dix ans. Elle remonta nonchalamment ses longs cheveux bruns en un chignon soigneusement désordonné, elle adorait l’effet sauvage que cela lui donnait.

Là ou beaucoup avaient peur d’être confronté au passé, Daveigh se sentait heureuse de se retrouver, comme au bon vieux temps, avec ses amis de l’époque, comme si rien n’avait changé. Mais tout avait changé, jamais elle ne reviendrait avec le bras de Sam autour de sa taille qui la conduisait au centre de la piste, plus jamais elle ne pourrait échanger des œillades chastes mais amusées avec Auxence. Peut être pour un soir pouvait-elle espérer retomber en enfance ? Mais ce n’était pas vraiment son enfance, c’était plutôt son innocence qui s’était envolée avec ses souvenirs. Daveigh appliqua quelques couches de fard sur ses paupières et s’éloigna de son miroir de poche. Elle se leva et s’observa d’un air critique, elle était trop petite, on lui avait toujours dit qu’elle était trop petite pour son âge. Elle était mince, frêle et à la voir, on n’aurait pas cru qu’elle était une grande joueuse de Quidditch. Ses yeux étaient trop foncés, sa peau était trop mate, ses cheveux trop emmêlés. Mais c’était ce qui faisait son charme après tout. Elle hocha la tête, convaincue et sortie du dortoir. « Alors, on croyait que t’allais jamais sortir ! » lança joyeusement l’une de ses amies qui portait une longue robe blanche. C’était amusant, Clarisse (car c’était son prénom) qui était douce et fragile portait une robe blanche tout en pureté alors que Daveigh qui était tout sauf douce et fragile portait une robe noire comme la nuit. Etaient-elles déjà comme cela à l’époque ? Elle l’ignorait.

Se dirigeant vers la Grande Salle, ses talons glissaient sur le sol sans bruit. Elle avait appris à être silencieuse lorsqu’il le fallait et là, elle ne tenait absolument pas à se faire remarquer. Quelques mèches de cheveux lui tombaient devant les yeux. Elle enfila alors son masque finement ouvragé, tout aussi noir que sa tenue. Elle doutait qu’il lui assure l’anonymat mais c’avait été décidé comme ca : c’était un bal masqué. Quelle idée ! Elle entra dans la Grande Salle et laissa Clarisse faire son propre chemin. La pièce était entièrement re-décorée pour l’occasion, l’or était la couleur qui régnait en maitre, comme autrefois. La plupart des invités étaient déjà présents et il régnait une atmosphère indescriptible. Il y avait de la retenue dans le maintient des gens, de la courtoise, chose plutôt rare à cette époque. Les élèves portaient tous des tenues aux couleurs flamboyantes, les dames avaient de longues robes et les messieurs des costumes comme on n’en faisait plus. Elle s’était doutée qu’elle ne serait pas la seule à retrouver sa robe d’époque mais que tout le monde la mette était étrange. Très vite, Daveigh se sentit de trop. Autrefois, elle aurait accordé une danse à chaque étranger qui lui proposait mais là, elle se contentait de décliner l’offre avec un sourire poli. Elle ne voulait pas danser avec n’importe qui. Daveigh voulait accorder sa première danse à une personne particulière. Cette personne franchissait d’ailleurs la porte de la Grande Salle lorsque Daveigh attrapa une flûte de champagne. Elle fit comme si elle ne l’avait pas remarqué et sourit à un jeune homme de septième année qu’elle reconnu comme était de Poufsouffle. C’allait être une soirée intéressante.
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ϟ inscription : 01/09/2011
ϟ hiboux : 122
MessageSujet: Re: INTRIGUE 2 - Here's my formal invitation, you and me go masquerade   Lun 31 Oct - 13:46


« J'peux savoir quel est le con qui a mis cette vieillerie sur mon lit ? ». Ma voix avait résonné dans toute la chambre voire voire dans toute la salle de commune des Gryffondors. Ce matin, suite à l'annonce de notre directeur, j'avais cru à une mauvaise blague ; un bal masqué version XIXème siècle ? Sérieusement ? J'avais clamé haut et fort que je n'y participerai pas. Je n'avais pas la tête à ça à cause de la mort d'Easton. Il y a un mois, on avait découvert son corps non loin de la Cabane Hurlante. Agression qui a mal tourné selon l'enquête. Et le dossier s'est clos ainsi. Cette histoire ne cessait de me prendre la tête depuis.

Et ce bal n'aillait sûrement pas arranger les choses. Et je ne vous raconte pas la mauvaise surprise que j'ai eu en venant dans le dortoir et que je suis tombée nez à nez avec cette robe ; elle était bouffante, de couleur bordeaux et avait plein de dentelles. Ce n'est vraiment pas mon style. « Honnêtement. Tu devrais la mettre. » Me souffla Ava.

Je soupirais. Elle avait raison, et le directeur avait été bien clair ; si certains élèves recevaient leurs "cadeaux" dans leurs dortoirs, ils ne peuvent pas refuser l'invitation. Et le pompon dans l'histoire est que je venais d'apprendre que j'étais inscrite dans la liste des éventuelles reines de bals. En même temps, j'étais en concurrence contre deux autres Serpentard. Autant s'amuser!
Je pris sous mon bras la robe et le masque et je sortis en trombe de ma salle des communes vers la salle de bain des préfets ; j'avais une chance d'être seule là-bas. Pourquoi ne voulais-je pas m'habiller devant les autres ? Je ne sais pas honnêtement. Toutefois, j'ai remarqué qu'en enfilant la robe, je me sentais nostalgique, que j'étais ravie de porter une nouvelle fois cette tenue. Une nouvelle fois ? Bon sang, Gwen, réveille-toi, ce n'est que la première fois que tu la portes cette vieillerie ! Finissant la préparation de ma coiffure et mon maquillage, je mis à mon masque. Qui me rappelait d'ailleurs celles de Venise, un voyage que j'avais fait quand j'étais petite. Bien avant qu'ils ne viennent s’incruster dans notre vie.

Arrivée dans la Grande Sallel, je fus presque surprise qu'il y ait un monde fou qui se tenait juste devant moi. Je ne pouvais distinguer les visages de chacun à cause des masques mais j'avais l'impression de savoir qui est qui. Ce qui est techniquement impossible car je ne connais pas tout le monde. Je n'étais pas à ma place, je ne savais pas où aller. Alors la première idée qui me traversa à l'esprit était de rejoindre le buffet. « Jus de Citrouille, Madame Thomas ? » Me demanda Sweet, mon elfe de maison préférée. J'acuiesçai avec un sourire la boisson et la porta à mes lèvres. Et je regardai les couples danser sur la piste avec envie et nostalgie. Mais dans mon esprit, un nom se répétait dans mon esprit ; Eileen... Il me semble si familier, si commun. Je me suis même à demander si ce n'était pas le mien ...


«Stupide, stupide, stupide... » soufflai-je à moi-même.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 2 - Here's my formal invitation, you and me go masquerade   Ven 4 Nov - 21:01

Cela se passait en octobre et plus précisément durant la nuit du 31 de ce mois-ci en Angleterre. Dans le château de la prestigieuse école de magie Poudlard, les élèves étaient malgré l'heure tardive en effervescence. La raison à cela est qu'un grand bal devait avoir lieu. C'était le directeur qui en avait choisit le thème, tout comme d'ailleurs il s'était occupé des tenues que porteraient les élèves. Il ne leur avait pas laissé le choix. Il en était ainsi pour tous les élèves peu importe leur maison ou leur année d'étude. De notre côté c'est à une élève de troisième année se trouvant à Serdaigle que nous allons nous intéresser. Pour la trouver il faut se diriger vers le dortoir des Serdaigle. Dans l'une des chambre, une jeune fille aux traits fins et asiatiques se trouvait, sa chatte Yune dans les bras, juste devant son lit et regardait avec curiosité ce qui s'y trouvait. Avant de nous intéresser à la raison de sa curiosité, arrêtons nous sur l'apparence de cette jeune fille. Elle était plutôt mince et ne devait avoir guêre plus de quinze ou seize ans. Elle avait de longs cheveux noirs qui descendaient en cascades le long de son dos. Ses yeux étaient noirs eux aussi et elle avait un regard très doux. Il se dégageait d'elle une aura de douceur et de gentillesse. Le nom de cette charmante jeune fille était Izumi. Izumi Farrell. Ce qu'Izumi regardait avec curiosité sur son lit était une grande boite blanche accompagnée de deux autres boites plus petites. Ce devait sans doute être la tenue qui lui avait été attribuée par le directeur pour le grand bal qui allait se tenir dans la soirée. Izumi s'approcha de son lit et y déposa Yune avant de remarquer une enveloppe qui se trouvait sur la plus grande boite. Qu'est-ce que pouvait bien contenir ce message? A la lecture du simple mot que contenait l'enveloppe, Izumi fut plutôt surprise. Il était écrit qu'elle devait aller se changer dans la volière. C'était un lieu plutôt inhabituel. Malgré cela elle résolut quand même de s'y rendre. Elle caressa tendrement Yune une dernière fois avant de prendre la direction de la volière ses paquets dans les bras. Quand elle y arriva quelques temps après, elle découvrit que la volière avait été quelque peu aménagée. En effet, un grand paravent s'y trouvait, ce qui lui permettrait de se changer en toute intimité. De plus en passant derrière le paravent, elle vit une petite table, sur laquelle elle posa ses affaires, ainsi qu'un miroir. Une fois qu'elle aurait finit, un elfe viendrait probablement rendre à la volière son aspect originel. Tous les hiboux ainsi que les chouettes semblaient être de sortie car il n'y en avait pas un seul. Arrêtons nous là à ce sujet et revenons à Izumi. Dans la première boite qu'elle ouvrit, se trouvait une belle robe blanche. Même si elle semblait d'une conception plutôt ancienne et dater d'une autre époque, elle était magnifique aux yeux d'Izumi, dont le blanc était l'une des couleurs préférées. C'est sans hésitation, quoiqu'avec beaucoup de précaution, qu'Izumi échangea la robe noire de sorcière qu'elle portait contre la pure merveille qu'elle avait sous les yeux. Ensuite elle enfila des bas blancs et se chaussa de petits escarpins de la même couleur. Il ne lui restait alors plus qu'une boite à ouvrir. A l'intérieur de celle-ci elle découvrit deux écrins. Dans le premier se trouvait un diadème. C'était la première fois de toute sa vie qu'elle en voyait un. Et qu'elle allait en porter un. Elle le prit délicatement et se dirigea vers le miroir pour pouvoir le mettre correctement. Elle le posa doucement sur sa tête et se regarda. Quand elle se vit ainsi parée elle fut bouche bée. Elle n'était pas du genre à s'offrir des fleurs, c'est à dire à se flatter elle-même mais là... Le miroir lui renvoyait vraiment un beau portrait d'elle. Un portrait qu'elle voyait pour la première fois mais que malgré cela elle avait l'impression d'avoir déjà eu. A ce moment là un bref flash se produisit. Celui du reflet, dans un miroir, d'une jeune fille brune qui était habillée comme elle. Bien que ce flash fut troublant, elle ne s'y arrêta pas et retourna vers la table pour voir ce que contenait le dernier écrin. Il s'agissait d'un collier. Un collier fait d'une simple chaine et d'un petit cœur. Izumi ne put s'empêcher de passer délicatement les doigts sur cet petit objet. Il lui semblait familier sans savoir vraiment pourquoi. Alors qu'elle le regardait, le visage d'un jeune homme blond apparut brièvement avant de disparaître. Décidément... Les flashs qui la laissaient tranquille depuis quelques mois, semblaient se multiplier en cette soirée de fête. De plus, ils n'étaient pas anodins comme d'autres qu'elle avait déjà eu. Non ils étaient plutôt... troublants. Oui c'est ça troublants. Izumi sortit doucement le collier de son écrin avant de le mettre et de se regarder dans le miroir. A peine quelques minutes plus tard, un nouveau flash, plus long cette fois, se produisit et elle vit de nouveau dans un miroir le reflet d'une fille brune. C'était comme si elle se regardait mais que ce n'était pas elle. L'inconnue était vêtue comme elle et portait un diadème et le même collier. De plus elle n'était pas seule. Une autre personne se reflétait dans le miroir. C'était un jeune homme blond, le même dont le visage lui était apparut peu de temps auparavant, qui se trouvait juste derrière l'inconnue. Il venait apparemment de l'aider à mettre le collier. C'était l'impression qu'en avait Izumi en tout cas. Elle pensait cela car la jeune fille avait sa main sur le collier et souriait tendrement. Ses lèvres esquissèrent un mot qu'Izumi devina être « Merci ». Tout à coup le point de vue changea. Ce n'était plus un reflet qu'elle voyait, mais le jeune homme qui se tenait devant elle et lui parlait en souriant. Ce visage...ce sourire..ce regard... Elle était sûre de les connaître. Oui...elle connaissait ce tendre regard emplit d'amour. Tandis que son esprit était pris par ces flashs, son regard qui aurait dû être vide semblait au contraire remplit d'émotion. De plus des larmes étaient apparues au coin de ses yeux. Le cœur et le subconscient de la jeune fille firent alors dire à ses lèvre un nom, venant du fond des temps et qui avait toujours était présent au plus profond de son âme.
"Andrew... "
Suite à la prononciation de ce nom, de nombreuses larmes se mirent à couler le long des joues d'Izumi. Ces flashs disparurent et elle se retrouva seule dans la volière. En elle, un déclic se fit et les souvenirs affluèrent. Ces flashs... Ces flashs qu'elle avait depuis quelques années, ces sentiments familiers à la vue de certaines choses, toutes ces choses étranges qu'elle ne comprenait pas avaient un sens. C'étaient des souvenirs. Des souvenirs d'une vie antérieure. Elle ne se rappelait pas de tout ce qui avait été sa vie, ni de la façon dont elle était morte, mais elle en savait assez. Assez pour savoir que cette jeune fille dans le miroir c'était elle autrefois, quand elle s'appelait Lucy. Quant au jeune homme, Andrew, il avait été son meilleur ami avant d'être l'élu de son cœur. Quand elle pensait à l'amour qui les unissait, son cœur se serrait et les larmes reprenaient. Tout cela rendait Izumi triste. Elle savait bien que même si son comportement était toujours le même qu'autrefois, elle n'était pas Lucy. Elle ne l'était plus. Cependant... L'amour qui liait Lucy et Andrew était si grand et si profond qu'Izumi, qui abritait l'âme de Lucy, en était touchée. Dans le fond de son cœur, elle avait l'impression d'être elle aussi éprise de l'Andrew d'autrefois. Les romantiques diraient que l'amour de ces deux jeunes gens avaient traversé le temps. D'autres diraient qu'Izumi était influencée par les sentiments qu'elle avait quand elle était Lucy. Nul ne pouvait savoir quelle était la vérité. Parmi les pensées d'Izumi, il y en avait qui revenaient sans cesse: Est-ce qu'Andrew s'était réincarné lui aussi? Se souvenait-il de celui qu'il avait été? Souhaitait-il retrouver son amour perdu?Ce flot incessant d'interrogation fut interrompu par le bruit de l'horloge. Izumi avait vécu tellement de choses en si peu de temps qu'elle en avait presque oublié le bal auquel elle devait se rendre. Elle s'essuya les yeux et prit son masque avant de se diriger vers la sortie. Soudain elle s'arrêta et regarda avec nostalgie derrière elle. La volière... Cela avait toujours été un lieu particulier pour elle. Que ce soit dans cette vie ou la précédente. A partir de ce soir là, elle le serait encore plus. Après tout c'était le lieu qui lui avait rendu ses souvenirs. Quelques minutes plus tard, Izumi arrivait masquée au bal, qui avait déjà commencé. La musique de la valse qui se faisait entendre était familière à ses oreilles. C'était exactement la même que Lucy et Andrew avaient entendu lors du bal. Izumi serra son collier à ce souvenir et alla s'assoir dans un coin tranquille.
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INTRIGUE 2 - Here's my formal invitation, you and me go masquerade

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