AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
BIENVENUE SUR AMORTENCIA Invité ! ҩ La deuxième intrigue va bientôt arriver! ҩ Veuillez privilégier les maisons POUFSOUFFLE et GRYFFONDOR!!! Si possible et si cela n'est pas nécessaire, évitez les maisons Serpentard et Serdaigle ainsi que le statut de "sang pur"

Partagez | 
 

 TEO ✖ we're gonna lose control. [TERMINÉ]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
SLYTHERIN ҩ It's kind of fun to do the impossible.

ϟ inscription : 28/08/2011
ϟ hiboux : 103
MessageSujet: TEO ✖ we're gonna lose control. [TERMINÉ]   Mer 7 Sep - 11:06


JAYMESfeatTÉONARD

you make me wanna die.
J’avais eu une longue journée. Très longue journée, en vérité. Les professeurs semblaient êtres très enthousiastes pour nous donner des tonnes de devoirs. J’avais presque passé mon après-midi à la bibliothèque pour rédiger mes parchemins en m’aidant des ouvrages qui se trouvaient sur les étagères. D’accord, je n’avais pas vraiment fait ça pour rien puisque j’avais presque tout terminé mais je me serais bien passée de cette après-midi enfermée dans le château avec cette saleté de bibliothécaire qui me dévisageait dès que je croisais son regard. Je levais la tête et aperçu le soleil qui rayonnait en cette belle journée, que j’avais gâché. Les quelques rayons mordorés qui passaient à travers les nuages et qui tapait contre la fenêtre, me faisait du bien. Le ciel était beau, dégagé, et c’était l’idéal pour s’enfermer toute l’après-midi. Après quelques minutes à lire, les gros grimoires qui se trouvaient posés devant moi, j’achevais mon devoir par une jolie phrase et posais ma plume. Je passais une main dans mes cheveux et soupirais. Enfin ! J’attrapais mes affaires aussi vite que je pus et allait à la rencontre du beau temps qui m’appelait depuis un bon moment déjà. Enfin, j’allais pouvoir me concentrer sur moi-même et mes plaisirs pendant quelques heures. Ce fut donc presque en courant que je rejoignais la Salle Commune, désirant plus que tout me détendre. En rentrant dans le salon des Serpents, je ne pris pas le temps de saluer tout le monde, me contentant d’un signe de tête protocolaire, j’avais si hâte de me débarrasser pour un petit moment des cours et de cette journée longue et ennuyeuse à mourir.

A peine, je sentis un vent léger s’amuser avec mes cheveux qu’une ombre de sourire étira mes lèvres tandis que j’inspirais de grandes bouffées d’air frais. J’adorais aller me promener au soleil. Sentir les doux rayons me caresser le visage suffisait à me remonter le moral. Je n’avais pas beaucoup d’amis, pas beaucoup sur qui compter en tous cas. Mon enveloppe de fille solitaire m’allait bien, je trouve. Et je n’avais besoin de personne, pas d’attaches, pas de souffrance. Telle est ma devise. Pourtant, parfois cela me manquait mais je refoulais vite cette envie et me concentrait sur des choses beaucoup plus importantes. J’avais un peu honte de ce que j’étais. Un peu beaucoup même. Je n’étais qu’une petite vipère insignifiante qui se pense trop fière pour pouvoir fréquenter les autres, aux yeux des autres Serpentard. Je ne m’en plains pas, parce que c’est un peu vrai. Ouais, pas tout à fait. J’aime bien rencontrer des personnes, autres que des serpentards. Mais personne n’aimait les vert et argent. Et puis dehors, je n’avais personne à amuser ou à divertir je perdais toute notion du temps, perdue dans les méandres de mon esprit. De nombreuses pensées se mêlaient confusément en moi, certaines plus futiles que d'autres. Je manquais sans doute de sommeil à cause de ces maudits insomnies : des souvenirs, des flashes, des cauchemars. Sans cesse me revenaient. Perdue, rassurée ? Non, surtout très confuse. Etait-ce normal ? Le pire c’est que j’avais l’impression de voir des clones de certaines personnes que je croisais dans les couloirs de l’école. Beaucoup de chose me trottaient dans l’esprit en ce moment.

J'observais les végétaux qui poussaient dans le grand parc du château sans vraiment y faire très attention. Je pris la direction des bancs qui donnaient vue sur le grand lac qui bordait le château. C’était l’un de mes endroits préférés et j’avais pris l’habitude de m’asseoir là les jours où je m’étais décidée à sortir profiter du soleil. Lasse, je m’assis sur mon banc habituel et me laissait bercer par le vent qui sifflait dans mes oreilles. Des murmures vinrent briser le silence et la solitude dans laquelle je venais de me réfugier. Des chuchotements dont le sens m’échappaient totalement. Sonnant comme une provocation. Quoi de plus naturel pour des élèves de faire courir les rumeurs et les ragots dans le château, de bouche-à-oreille et tout se propageait comme une trainée de poudre. Je n’arrivais pas à comprendre ce qu’on disait. Dommage, savoir que X avait quitté Y parce qu’il avait trompé Z m’aurait diverti. Mais qu’importe.

Le soleil brillait, il faisait frais et tout ce que j’avais envie de faire c’était chanter. Mais je ne le fis pas. Par pur respect pour les oreilles des autres et aussi pour ne pas qu’on me prenne pour une folle. Malgré ça, j'étais joyeuse. Les rayons réchauffaient mon corps et c’était une sensation très agréable, même si à tous les coups le soir elle verrait apparaître des petites taches de rousseurs au bout de son nez. C’est l’une des raisons pour lesquelles je n’aimais pas m’exposer longtemps. J’entendis des bruits de pas sans vraiment y faire attention et j’ai su bien trop tard qu’il se dirigeait vers moi. Comme pour soutenir ma pensée, des mains vinrent se placer devant mes yeux.
    - Devine qui c’est ! me cria la voix derrière mon dos.
Je n’étais pas très douée aux devinettes.
    - Jones ? Smith ? Nielson ? hasardais-je.
Un nom s’imposa dans mon esprit, le premier que j’aurais certainement du dire.
    - Rosier !


Dernière édition par Jaymes E. Hexington le Mer 12 Oct - 18:37, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
GRYFFINDOR ҩ I think my spine exploded but i'm fine.

ϟ inscription : 03/09/2011
ϟ hiboux : 110
MessageSujet: Re: TEO ✖ we're gonna lose control. [TERMINÉ]   Mer 7 Sep - 16:27


Téonard s'ennuyait incroyablement. Et pour une fois, il n'était pas en cours. Non, il s'ennuyait ferme, là, allongé sur le flanc, dans l'herbe. Il avait passé toute sa matinée sur son lit. Il répétait inlassablement ses sortilèges avec verve et avait abandonné, après vingt minutes de ce traitement. Téonard ne ressentait jamais le besoin de réviser. Dès que le professeur faisait mine de vouloir l'interroger, lui, il faisait mine de se pencher vers son parchemin et de le remplir de notes. Ça marchait (presque) toujours. Et si le prof était malin et l'interrogeait tout de même, Téonard produisait un long « euuuuuuuhhhh » avant que quelqu'un lève la main et que ce quelqu'un réponde à sa place. Plus sérieusement, Téonard avait l'impression qu'on leur rabâchait les oreilles de la même chose depuis presque six ans – déjà. Je commence à me faire sensiblement vieux, songea-t-il en observant des premières années jouer avec le calmar (ce qui était plutôt débile, enfantin et inutile). Téonard soupira. Il écrivit une dernière phrase à ce devoir ennuyant d'Arithmancie. Voilà trois heures qu'il était en train de terminer ce schéma incompréhensible (pourtant, il était bien expliqué). Compas, équerres, règles, rapporteurs, crayons, surligneurs, grommellements, mâchonnements, énervements : tout y était passé. Il n'aimait pas beaucoup ces appareils moldus, ayant pour l'essentiel grandi dans un monde de sorcier. Pourtant, il les utilisait. Juste pour sa prof chérie d'Arithmancie. Il ne savait pas vraiment ce que cette figure voulait bien représenter ou bien tout simplement expliquer; tout ce qu'il savait, c'est qu'il lui fallait lui faire pour le lendemain. Il soupira longuement, avant de lever les poings vers le ciel en poussant un très long "woooooof" conquérant.

Quelques élèves, qui bossaient encore sur leurs schémas, levèrent vers lui un regard agacé avant de vriller sur son devoir à lui, qu'il avait négligemment laissé sur l'herbe, à la vue et au su de tous. De bonne humeur, comme rarement, il rangea rapidement son parchemin dans son sac. « Une autre fois, mes cocos. » dit-il, un brin de malice dans le regard et dans l'index agité. Il se leva, regarda avec dédain les croquis de ses camarades (ils étaient tous différents du sien et tous différents entre eux..) et finit par sourire. Il était libre. Aussi libre que pouvait l'être un élève dans un internat magique écarté de tout sauf qu'un village tout aussi paumé. Il se passa une main nerveuse dans les cheveux, les ébouriffant alors que, d'ordinaire, il détestait ça. En marchant d'un bon pas vers le château – plaquant avec angoisse ses cheveux ébouriffés sur le crâne. idiot – il se fit héler par cette gryffondor, là, hn... Cubbins. Elle plaqua ses mains sur sa poitrine pour attirer son attention capricieuse et il baissa les yeux vers elle, alors qu'elle reculait pour le regarder avec un air vaguement amusé. « Rosier ! Y'a Clyde qui t'cherche. Il est là-bas. Grouille, tu sais qu'il aime pas attendre. » Il a longuement soupiré, avec un air agacé. Clyde. Clyde ou la débilité à son summum. « Qu'est-ce qu'il me veut, encore ? » le encore car il faisait arithmancie avec moi et partageait de nombreux cours avec mon humble personne. « Aucune idée. Le fais pas attendre ! » finit-elle par achever, avec un air menaçant. Il a levé les yeux au ciel.

Là-bas, l'endroit où se trouvait Clyde, était à l'orée de la Forêt Interdite. Il soupira lourdement en le voyant me faire de grands signes enjoués. Il était seul. Et puis, un gars maigrelet comme lui ne pouvait pas lui faire tant de mal, n'est-ce pas ? Téo a commencé à marcher vers lui, mais pas par grandes foulées, attention. Il dut couper le parc avec un agacement non feint. Rosier espérait qu'il avait une bonne raison de m'embêter. Franchement, si c'était pour son devoir d'Arithmancie, il pouvait s'asseoir dessus : il partageait pas ! Pas l'Arithmancie. C'est sacré, l'Arithmancie. Il allait lui marmonner de le laisser tranquille quand son regard évasif s'est accroché à une silhouette. Oubliant carrément Cubbins, Clyde et l'Arithmancie, il s'en est rapproché, avec un air faussement enjoué. C'est comme ça qu'il a délicatement posé ses mains sur les yeux bleus de la miss en criant presque : « Devine qui c’est ! » C'était débile. Carrément débile, même. Il aurait dû aller voir Clyde, sinon, il allait l'embêter encore un moment. Le brun aurait dû continuer ses devoirs, peut-être, rentrer dans sa tour et se replonger dans mon bouquin mais non. Il avait préféré embêter la seule Serpentard qu'il supportait (très, très légèrement) : Hexington, Jaymes de son prénom. « Jones ? Smith ? Nielson ? » Pour un peu plus, il se serait vexé. « Rosier ! » Le Rosier en question sourit largement, laissant un « aaaah » satisfait s'échapper de ses lèvres.

Il rendit sa vue à la jeune femme, avant d'enjamber le banc pour s'asseoir à côté d'elle. Que dirait sa maison, si elle le voyait ainsi, à côté d'un Serpentard, ayant une conversation tout à fait normale ? Les verts et les rouges étaient en guerre. Depuis le début de l'année – et à cause des verts, toujours. C'était un peu de mauvaise foi qui faisait dire cela, il fallait bien l'avouer à un moment ou à un autre. « Jaymes.. » fit-il, en regardant le lac, songeant que ça ferait un magnifique dessin. Dans sa bouche, le nom Jaymes ressemblait plus à Djayièmes. Plus compliqué à orthographié, plus idiot à dire. Téonard était un savant mélange des deux : compliqué, mais incroyablement idiot. L'air de rien, il se pencha vers la jeune femme pour l'embrasser – tout court et ce juste pour l'embêter – mais il ne tomba que sur sa joue. Téonard n'avait pas vraiment cette sensibilité aux sentiments des autres. Il préférait les siens. Il s'en fichait, si un baiser pouvait beaucoup dire pour quelqu'un. Pour lui, c'était rien. Là n'était pas la question. La question, c'est qu'il venait de louper (et de gros) son objectif, ses lèvres ne frôlant que sa joue. Il soupira. « Jayyymeees » répéta-t-il, toujours avec cet accent bizarre et traînant. Presque une plainte, ce dernier cri du cœur. « Tu ne résisteras pas longtemps à mon charme fou, inconsidérable et totalement divin. » finit-il par dire, comme une promesse - avec un peu de malice et de joie de vivre dans la voix. En ce moment, Téonard était souvent de bonne humeur. Une bonne chose. Il sourit, croisa les mains derrière la tête et regarda l'horizon.

Spoiler:
 


Dernière édition par G. Téonard Rosier le Jeu 8 Sep - 15:16, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
SLYTHERIN ҩ It's kind of fun to do the impossible.

ϟ inscription : 28/08/2011
ϟ hiboux : 103
MessageSujet: Re: TEO ✖ we're gonna lose control. [TERMINÉ]   Mer 7 Sep - 19:35


JAYMESfeatTÉONARD

you make me wanna die.

Je n’étais pas vraiment sûre de ce que j’avais avancé mais je fus satisfaite de pouvoir enfin regarder le visage du mystérieux inconnu qui n’était autre que…Rosier. Avant même que j’eus le temps de le saluer, il vint s’installer à côté de moi. Je lançais un regard de biais vers lui avant de reporter mon attention sur le paysage qui s’offrait à moi.
    - Jaymes.
J’aimais bien quand il m’appelait par mon prénom, ça sonnait un peu comme une mélodie. Une jolie musique qu’on aurait bien aimé se repasser en boucle. La relation qu’on partageait lui et moi était assez étrange. Tout avait commencé par un idiot lancé de défis pour un peu se tester l’un l’autre et puis leur lien a pris une sacrée tournure ! On a commencé à flirter, un jeu de séduction en somme. Mais entre une Serpentarde et un Gryffondor, aussi séduisant soit-il, c’était assez mal vu, pourtant on ne se cachait pas vraiment, sans vraiment révéler notre relation au grand jour.
    - Rosier, c’est toujours un plaisir de te voir. Mais tu sais que je déteste qu’on me surprenne. Fais attention, ça pourrait te perdre, murmurais-je à son oreille.
Je souris intérieurement en sentant ses lèvres sur ma joue, car je savais qu’elles n’auraient pas tellement dû se retrouver là. Ce baiser ne signifiait rien de particulier entre nous, il le faisait juste parce que je n’aimais pas vraiment l’idée que quelques personnes puissent nous voir.Pour l’instant, nous avions l’air de deux élèves tranquille en train de se raconter leurs malheurs mutuels mais on ne restera pas là bêtement à simplement apprécier la chaleur humaine de l’autre jusqu’au bout, c’était certain et tellement prévisible.
    - On dirait que tu ne peux plus te passer de moi, Téonard.
Je laissais échapper un petit rire et prit la main du beau brun pour la serrer dans la mienne.
    - Jayyymeees.
Cette fois, il traîna un peu plus sur mon prénom cette fois, Téo avait un drôle d’accent, ce qui faisait qu’à chaque fois mon nom était un peu déformé. C’était sûrement pour ça que j’adorais qu’il m’interpelle, cela chatouillait sensuellement mes oreilles et ça me faisait toujours plaisir. Je scrutais un peu à droite à gauche pour voir si personne ne nous observait et aperçu au loin, une silhouette qui semblait venir tout droit vers nous. Qui était donc ce gorille qui arrivait ?
    - Tu ne résisteras pas longtemps à mon charme fou, inconsidérable et totalement divin.
Je rigolais ! Alors là c’était la meilleure. Il n’était pas dénué de charme, bien au contraire, mais qualifier celui-ci de « divin » me semblait inapproprié. Je l’entendis bouger à côté de moi. Mes yeux n’avaient pas quittés l’horizon depuis que je m’étais accordé un petit regard en sa direction. Non, il faisait sûrement partie des garçons les plus charmants de Poudlard mais franchement, je n’aurais jamais osé le lui avouer, étant trop fière pour ça. Et puis, il penserait m’avoir vaincu et ça le rendrait encore plus insupportable qu’il ne l’était déjà.
    - Ce n’est pas encore gagné, mon chou, dis-je en lui ébouriffant les cheveux, TU céderas le premier, parce que j’ai plus de sex-appeal que toi.

Je lui tirais la langue, réaction purement puérile et enfantine de ma part, mais c’était une sorte de provocation. Le gorille semblait se rapprocher dangereusement et comme sa tête ne me disait rien, Téo devait sûrement le connaître. Je glissais vers le jeune homme en faisant semblant de regarder le ciel, si j’avais su siffler je l’aurais fait mais ma moue innocente ferait sûrement l’affaire. Mine de rien, je me mis en califourchon sur ce cher Rosier et l’embrassait à pleine bouche en plaçant ma main derrière son cou. Alors que je me détachais, je lui souris en plongeant mes yeux dans les siens. Si je n’avais pas été Jaymes, serpentarde et que je l’avais connu, je crois que j’aurais pu tomber amoureuse de lui, mais il fallait respecter la règle du jeu, et pour l’instant elle me convenait très bien. Pas de sentiments. Tel était la règle d’or à respecter si on voulait l’emporter sur l’autre. Je me penchais vers lui et lui mordillait l’oreille tout en lui susurrant ses mots :
    - Tourne un peu ta tête, je crois qu’on veut ta peau. Essaye de ne pas trop te faire défigurer, ton charme et ton joli minois pourrait un prendre un sacré coup !
J’appuyais mes mots en lui touchant le nez et reposais une dernière fois mes lèvres sur les siennes. Je crois que mes camarades serpents d’argents m’auraient sévèrement reprochés de faire honte à la maison si l’un d’entre eux aurait aperçu mon manège avec Rosier mais heureusement qu’il n’y avait personne sauf « l’ami » de Téo qui n’était plus qu’à quelques pas de nous. Je me remis à ma place, assise bien sagement comme si il ne c’était rien passé et détournais la tête quand j’entendis la grosse brute prendre la parole :
    - Eh ! Rosier, c’est quoi ce bordel ? Qu’est-ce tu fous avec cette pétasse, j’croyais que Cubbins t’avais dit que je t’attendais !
Pétasse ? Ah si il le prenait comme ça, on n’allait pas vraiment être copain lui et moi. C’était le genre de mec à qui fallait pas la raconter mais je n’en avais rien à faire, il n’avait pas à m’insulter et j’allais lui apprendre de quel bois elle se chauffait « la pétasse ».
    - Tu t’es perdu ou t’a un problème, mon chaton ? J’crois que t’a sonné à la mauvaise porte. On t’a jamais appris le respect, mon grand ?
J’avais dit ça d’une traite, sans même respirer, comme je le faisais quand j’étais énervée. J’allais répliquer quelque chose mais Téonard me coupa dans mon élan alors que je fusillais du regard le mec qui se tenait en face de moi.


Dernière édition par Jaymes E. Hexington le Ven 9 Sep - 21:01, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
GRYFFINDOR ҩ I think my spine exploded but i'm fine.

ϟ inscription : 03/09/2011
ϟ hiboux : 110
MessageSujet: Re: TEO ✖ we're gonna lose control. [TERMINÉ]   Jeu 8 Sep - 15:51


« Rosier, c’est toujours un plaisir de te voir. Mais tu sais que je déteste qu’on me surprenne. Fais attention, ça pourrait te perdre » Une moue sceptique sur les lèvres dudit Rosier. Le jour où il aurait peur de Jaymes n'était pas arrivé. Et il n'arriverait, probablement, jamais. Téo n'était pas vraiment du genre à se faire impressionner, surtout par la jeune femme présente. Et puis, entre eux, c'était trop bon enfant pour qu'il ait peur de ce qu'elle pourrait lui faire. Enfin, bon enfant.. A ce jeu malsain auquel ils jouaient, il n'y avait ni fin ni vraiment de règles. Le but : faire céder l'autre. Mais parfois, on avait vraiment l'impression que les deux avaient déjà céder – impunément, sans honte, ni même un semblant de fierté. Ce n'était qu'un jeu. Un jeu de sentiments, peut-être.. Téonard ne se posait plus la question depuis longtemps, observant l'eau onduler avec un œil joyeux. « On dirait que tu ne peux plus te passer de moi, Téonard. » Elle a rit, prit la main dans la sienne et la serrer doucement. Alors qu'elle avait cette immobilité tranquille, elle sembla gigoter un instant, cherchant peut-être quelque chose du regard. Téo s'en fichait. Il avait oublié jusqu'à Clyde. Là, tout ce qui l'intéressait, c'était finir la journée en douceur, sous le soleil, devant l'eau, à côté de quelqu'un apprécié (ouais, ou pas aurait-il pensé avec mauvaise foi). Elle a rigolé à ses pitreries. Il a souri comme un bienheureux, regardant un première année, trempé, ressortir du lac sous les rires de ses camarades. Il détendit doucement les muscles de sa nuque, la secouant en fermant les yeux et finit par se détendre entièrement. Ça avait un peu des allures de vacances, si on faisait fi de l'énorme château, juste derrière lui.

« Ce n’est pas encore gagné, mon chou commença-t-elle en lui ébouriffant les cheveux. TU céderas le premier, parce que j’ai plus de sex-appeal que toi. » Ça, Téo était bien prêt à lui dire ! C'est vrai que, elle, elle avait un charme divin, incroyable, exceptionnel, du sex-appeal à faire fondre le plus gay des rhinocéros. Il aurait bien concédé à le lui avouer, du bout des lèvres; mais non. Même lui avait cette petite fierté qui lui entravait le cœur par des chaînes indestructibles, qui l'empêchait de dire des choses inappropriées ou pire : vraies. En plus, elle lui avait ébouriffé les cheveux. Ce qui était en soi impardonnable. Il les raplatit sur son crâne, sachant pertinemment qu'ils allaient repartir en bataille dans les cinq prochaines minutes. Il détestait cela. Ça lui donnait un air de gars sorti du lit. Après cela, les filles allaient croire qu'il le faisait exprès, pour charmer ou se la jouer. Il grogna intérieurement, en aplatissant une dernière mèche de cheveux sur son front, avant d'abandonner. Il a jeté un bref regard vers la Serpentard, qui lui tirait la langue alors qu'il roulait des yeux, comme un gros poisson rouge. Il s'arracha à la noyade assurée dans les yeux bleus de la jeune femme pour regarder la consistance aqueuse qui lui faisait face.

Il ne s'était pas vraiment rendu compte qu'elle était là. Si proche. Elle s'était glissée avec autant de bruit qu'une vipère dans les hautes herbes. Téo aurait bien voulu se faire mordre, telle Eurydice... mais, de un, il ne l'aurait jamais avoué, encore une fois; et de deux, il ne s'était même pas rendu compte de sa proximité. Alors c'est avec des yeux écarquillés qui la vit prendre ses aises en s'asseyant presque sur lui – à califourchon, c'est plus sexy – et poser ses lèvres sur les siennes. Bon, ok, elle les lui avalait presque, songea-t-il. Mais il le lui rendait bien, avec surprise toutefois. Elle s'est détachée, un petit sourire (innocent ? machiavélique ? Satisfait ?) sur les lèvres, ancrant son regard dans celui du garçon. Il semblait un peu perdu, agréablement surpris aussi. Il avait aussi un petit sourire, voulant sans doute dire « ah tu vois, je t'ai euuuuueee ». Le bleu des yeux de Jaymes le perturbait, en fait. Ils étaient vraiment impressionnants; pas comme le bleu pers du brun. Ils n'étaient jamais d'accord, ses yeux. Des fois, sous un éclairage idéal, ils étaient d'un vert clair, tout ce qu'il y avait de plus simple et de plus brillant. Et parfois, ce bleu horizon ou bien océan quand la lumière était plus sombre ou qu'il baissait le regard, genre honteux ou peut-être en colère. Là, ils étaient entre deux eaux, bleu pers donc. Elle semblait comme plongée dans une réflexion dont Téo était bien loin; lui songeait que c'était vraiment agréable, ce moment, et que c'était à refaire. Elle a mordillé son oreille, alors qu'il se sentait aussi désemparé qu'un chiot, surpris de son comportement.

Il avait posé, presque machinalement, une main sur sa taille et du bout du doigt faisait des ronds qui n'avaient de consistance uniquement pour lui. « Tourne un peu ta tête, je crois qu’on veut ta peau. Essaye de ne pas trop te faire défigurer, ton charme et ton joli minois pourrait un prendre un sacré coup ! » Elle avouait donc ! Il sourit largement, alors qu'elle se redressait, lui tapotait le nez et l'embrassait furtivement avant de s'asseoir à côté, genre rien ne s'était passé. Il obéit à l'ordre et tourna légèrement la tête à droite. Ses joues, désagréablement rosies, ont perdu toute couleur, alors qu'il détaillait Clyde qui avançait de sa démarche de débile mental gros de quinze tonnes. « Eh ! Rosier, c’est quoi ce bordel ? Qu’est-ce tu fous avec cette pétasse, j’croyais que Cubbins t’avais dit que je t’attendais ! » Téonard a longuement et fortement soupiré, laissant tomber son sac à ses pieds avant de se lever et de planter ses yeux dans ceux du Gryffondor – qui n'avait de cette maison que le nom. « Tu t’es perdu ou t’a un problème, mon chaton ? J’crois que t’a sonné à la mauvaise porte. On t’a jamais appris le respect, mon grand ? » Et en plus, elle, elle s'énerve. Pfff, pensa Téonard, encore un bon moment de raté. Il adressait à la Serpentard un long regard, genre « tais-toi un peu, va ». Il s'étira, comme s'il avait tout son temps, alors que Clyde tapotait du pied. Un bruit agaçant, répétitif, incroyablement gênant. « Arrête ça » a dit sèchement Rosier, vraiment déçu. « On était trop en phase, là, t'as tout coupé. » a-t-il rajouté entre ses dents, sans doute trop enthousiasmé par le " là " en question. Il farfouilla trente secondes dans son sac, regarda avec mélancolie sa figure qu'il pensait jusque là unique. Sortant sa baguette, il la fit tourner entre ses doigts avant de dupliquer la chose et de la plaquer sur le torse de Clyde, qui prit les copies avec un grand sourire. Franchement, Rosier était capable de tout pour qu'on le laisse tranquille. A son grand damn, l'Arithmancie faisait partie de ce tout. « Et pas un mot. » finit-il par ajouter, sachant pertinemment que, déjà, on ne l'écoutait plus. Clyde tourna les talons, avec un petit clin d'œil à son adresse, doublé d'un pouce levé en l'air et le tout accompagné d'un regard équivoque vers Jaymes. Excédé, le jeune gryffondor se laissa retomber sur le banc. « Quel idiot. » marmonna-t-il en rangeant sa propre copie dans son sac, ayant complètement oublié Jaymes pour l'occasion. Finalement, il leva un regard sans nom sur elle. « Désolé pour lui, hein, il est vraiment débile. » Téonard haussa les épaules.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
SLYTHERIN ҩ It's kind of fun to do the impossible.

ϟ inscription : 28/08/2011
ϟ hiboux : 103
MessageSujet: Re: TEO ✖ we're gonna lose control. [TERMINÉ]   Ven 9 Sep - 21:02


JAYMESfeatTÉONARD

you make me wanna die.

Le jeune homme resta silencieux pendant un long moment mais je devinais son amusement. Le jeu de la séduction est un jeu horriblement dangereux. Il faut savoir avec qui le jouer et avec qui ne jamais y jouer. Il y a beaucoup de dangers dans ce jeu. Jeu dangereux mais jeu quand même. La séduction a malgré tout amené la tentation. Tentation qui est de plus en plus forte et violente à chaque fois. J’ai bien trop peur d’y perdre beaucoup plus que d’y gagner à croire que l’attachement me fait tellement peur que je repousse quiconque m’en donnera ne serait ce qu’un petit peu. Malgré ça j'adorais notre jeu, certes un peu stupide mais j'appréciais les moments que je passais avec le Gryffondor. Mais je crois que ce qu'il me faisait peur c'est que ces moments devenaient de plus en en plus fréquents, cette réflexion me fit froncer inconsciemment les sourcils. Il n'y avait pas quoi en faire tout un plat mais cette petite pensée m'affectait, un peu quand même. J'adorais rencontrer ses beaux yeux -dans lesquels je me perdrais volontiers-, tantôt bleus tantôt verts, j'aimais aussi voir son visage et ébouriffer ses cheveux dès que j'en avais l'occasion. Ça lui donnait un petit genre « c'est-pas-mal » qui me faisait littéralement fondre. Je crois que j'aimais un peu tout chez lui, non non, ne vous méprenez pas sur ce que vous dis là. Je n'était pas insensible à son charme et c'était sûrement la même chose de son côté.

Mais il n'y avait aucun sentiment, c'était clair. On ne se connaissait pas depuis longtemps mais c'était comme si j'avais toujours été proche de lui, l'intime conviction de le connaître depuis toujours. Seulement, à part les petites piques qu'on se lançait, je n'avais jamais eu l'occasion de le questionner sur lui et sa vie, je ne savais presque rien de Téo. Et puis dans le fond, je n'avais pas besoin d'en savoir plus pour l'apprécier. C'est ce qu'il faisait la force de notre relation, ce qui faisait que je n'hésitais pas vraiment à lui sauter dessus quand je le voulais, comme maintenant par exemple. Il était habitué. Et moi aussi d'ailleurs, ce qui ne n'empêcha de frémir et de sentir un frisson parcourir mon corps quand il posa ses mains sur moi. Je me faisais avoir. « Ce n'est pas la première fois. » Je levais mes yeux bleutés vers lui et remarqua avec amusement que ce cher Rosier s'était un peu empourpré. Était-ce moi qui lui faisait cet effet-là ? Je ne savais pas vraiment, mais je prenais ça comme preuve, preuve de mon charme et de ma beauté à toute épreuve. D'accord, j'exagérais un peu.

Bien sur, ce moment d'auto-satisfaction fut de courte durée, il y a toujours des imbéciles pour casser le moment où vous savourer une victoire. Et aujourd'hui, l'imbécile en question était un espèce de gryffondor, certes imposant mais sûrement doté d'un Q.I de poisson rouge, et encore j'étais gentille. J'allais répondre quelque chose à sa provocation mais un seul de regard de Téonard me coupa net dans mon élan et je me contentais de fusiller les deux garçons du regard pour montrer mon mécontentement et de ruminer mes idées noires en silence. Je ne savais pas vraiment pourquoi 'le gorille' était là mais voir celui-ci avec des feuilles à la main -que je devinais être la copie du devoir de Téo- avec un sourire niais aux lèvres m'agaça et me fit comprendre la raison de son dérangement. Je remis mes vêtements en place, lissais ma jupe, et me recoiffait sans vraiment faire attention au regard du Bouffondor, qu'il m'avait lancé en partant. Dès qu'il fut assez loin pour ne plus nous entre, Téo et moi, celui-ci s'affaissa sur le banc et lâcha un soupir et marmonna quelque chose que à lui même mais que je fus en mesure de comprendre.
    - Quel idiot.
    - Je te l'accorde.
Il leva la tête vers moi et je lui lançais un regard désolé. Je n'aurais dû m'énerver mais il fallait dire que l'autre débile mental avait su me piquer à vif et j'ai parfois du mal à ne pas répondre aux provocations. Je revins m'assoir vers lui et remarquais avec une certaine inquiétude qu'il était encore un peu énervé et qu'il était perdu dans ses pensées. Je fronçais doucement les sourcils en l'interrogeant du regard et fis pression sur son bras pour qu'il revienne vers moi. Dès que je sentis ses yeux bleus océan vers moi, je fus en quelque sorte rassurée. Il m'offrit ensuite un petit sourire. Un sourire qui n'était rien que pour moi.
    - Désolé pour lui, hein, il est vraiment débile.
La voix du jaune et or me ramena un peu à la raison. Je ne répondis mais j'opinais du bonnet pour approuver ses propos. Je ne veux pas dire mais parfois, à Serpentard ce n'était pas mieux. Je posais une main sur son torse que je voulais apaisante, sans le brusquer et je posais ma tête sur l'épaule du beau brun. Je crois que j'aurais pu lancer un « Avada Kedavra » à la première personne qui aurait pu casser cette sorte de bulle que j'étais en train de créer, qui n'enveloppait que Téo et moi.
    - Je m'ennuies, divertis-moi.
D'accord c'était direct. Mais il n'y avait pas vraiment de sous-entendus, qui puissent lui souffler que j'attendais certaines choses de ma part, mais j'avais sorti ça spontanément. Un peu comme une gamine qui attendait qu'on la fasse jouer et rire à gorge déployée. Je savais qu'il en était capable. Je voulais qu'il me montre ce qu'il avait dans les dents -ou dans le caleçon, au choix- une sorte de petit défi en somme. Juste pour la forme. Je lui volais un baiser sur la joue pour l'encourager. Et puis doucement, je me grandis un peu pour lui murmurer à l'oreille.
    - A moins que tu veux qu'on reprenne là où on en était ?
Je lui fis une moue innocente, avec des yeux de chien battu, auquel peu de gens résistaient, je m'étais beaucoup entrainé devant le miroir à parfaire cette expression qui m'étais souvent utile d'ailleurs. Je devais vraiment être un peu ridicule à lui faire la sainte qui était innocente.

Je contemplais son visage, sûrement pour la énième fois, mais c'était plus fort que moi. Je croisais soudain son regard et baissais rapidement les yeux comme une petite fille prise la main dans le sac. Je sentis le rouge me monter aux joues, de honte, de honte d'avoir été ainsi prise en flagrant délit en train d'observer Téo, je trouvais alors que mes mains semblaient bizarres. Je joignis mes mains et les frottaient ensemble, c'est la première fois que j'avais ce sentiment de honte, d'avoir permis à Téonard de prouver que je lui lançais parfois des coups d'œils, plus ou moins insistants. Ma mâchoire ce crispa. Il était un peu tard pour chercher une raison, et feindre que ce n'était pas lui que j'observais. Surtout après ma réaction idiote. Mon visage s'étira d'un sourire en coin tandis que je pouffais. Je me giflais mentalement et essayais de me persuader que le Gryffondor ne se poserait pas trop de question. A mon avis, c'était raté.
1200 mots.


Spoiler:
 


Dernière édition par Jaymes E. Hexington le Sam 17 Sep - 20:43, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
GRYFFINDOR ҩ I think my spine exploded but i'm fine.

ϟ inscription : 03/09/2011
ϟ hiboux : 110
MessageSujet: Re: TEO ✖ we're gonna lose control. [TERMINÉ]   Sam 10 Sep - 15:39


Il la sentait tout près de lui. Il sentait sa présence, sa petite pression sur son bras pour lui faire redescendre les pieds sur Terre. Il ne pouvait pas l'ignorer bien longtemps. En fait, c'était impossible. Clyde devint très vite abstrait. Téonard se concentrait sur Jaymes, en fait. Il plongea ses yeux dans ceux de la jeune femme, si semblables, si proches, et un petit sourire naquit sur ses lèvres. Alors qu'elle s'était énervée vite, très vite, elle semblait calmée. Calme, sereine; genre zen. Téonard l'était pas vraiment. Il ne pouvait s'empêcher de brûler d'envie de trucider, tuer, enterrer, déterrer, frapper et plus si affinités Clyde. Pour une fois qu'il avait fait un devoir d'Arithmancie seul ! Et puis, là, il était si bien avec Jaymes. Et cet idiot s'était senti obligé de tout casser. C'est une main qui l'a calmée. Pas en travers de la figure, non, sur son torse. Une main apaisante, peut-être douce. Une main relaxante. Téo comprenait bien que la Serpentarde l'enjoignait de se calmer, de calmer la tempête qui faisait bouillir ses veines. Il s'est forcé à respirer, comme si l'air qui vidait ses poumons était toute cette frustration et s'est vidé la tête. Il n'avait pas eu le temps de rouvrir les yeux que la brune posait sa tête sur son épaule, achevant totalement de le calmer. Avec douceur, lenteur et peut-être un peu de tendresse, il a posé une main sur son épaule en expirant les dernières particules d'air que contenaient ses poumons. Fermant les yeux, il n'a entendu Jaymes que d'une oreille. « Je m'ennuie, divertis-moi. » a-t-elle dit, comme une grande enfant. Il a senti un rictus amusé lui tordre un côté de la bouche, alors qu'elle lui embrassait la joue pour une raison qu'il ne saisissait pas. Téo aimait bien la douceur des lèvres de Jaymes. En fait, Téo aimait bien Jaymes tout court. Il la trouvait reposante; bien loin de ces autres odieux Serpentards. C'était aussi une des raisons pourquoi Téo n'aimait pas trop Jaymes. Enfin, point trop n'en faut, quoi. Par exemple, il aurait été incapable de la saluer dans le Hall, ou dans la Grande Salle, si il avait été en compagnie de Nolhan, Proserpine ou d'autres Gryffondors. Et puis, pis encore, si elle avait été en compagnie d'autres Serpentards. En fait, Téonard aimait beaucoup Jaymes. Il détestait juste sa maison. Il aurait bien aimé être ami avec elle, par exemple. Car évidemment, ils n'étaient pas amis. C'était trop.. complexe pour être de la simple amitié. Une attirance, peut-être. Une envie, à la rigueur. Une folie, sans doute. Il n'en savait foutrement rien. « A moins que tu veux qu'on reprenne là où on en était ? » rajouta-t-elle, murmurant dans le creux de son oreille – ce qui lui arracha un frisson et un sourire indécis. Il la regarda, en coin, et son sourire s'élargit lorsqu'elle décocha ce sourire adorable, là, de chien battu ou peut-être d'ange innocent. C'est vrai que ce n'était pas tout à fait crédible, ou même tout à fait possible, mais Téo pouffa légèrement, se tâtant sérieusement quant à quoi lui répondre. Son regard glissa lentement vers ses lèvres, alors qu'il haussait doucement les épaules. Il n'en savait trop rien.

Il rebraqua ses prunelles sur le lac qui s'étendait devant eux. Il était bien, là, le Gryffondor. Et, contrairement à l'étudiante, il ne s'ennuyait pas. Il avait de longues périodes de silence, ainsi, à penser ou même à ne rien faire de spécial. Il sentit quelque chose lui chatouiller vaguement le visage et baissa le regard vers Jaymes. Son regard. Bleu. Ce bleu perturbait beaucoup Téo. Ce qui perturbait encore plus Téo, ce fût le rougissement de la Serpentard, sous ses yeux ébahis. Elle observait ses mains comme s'il n'y avait plus qu'elles aux mondes. Téo y chercha un signe étrange mais rien : ses mains ressemblaient à des mains tout à fait normale. Puis, lentement, l'idée s'imposa dans sa tête. Elle avait honte. Il se demandait bien pourquoi. Ça se voyait à ses sourcils. Ils essayaient vainement de se rejoindre, au-dessus de ses yeux. Il aurait pu jouer la carte de la moquerie, peut-être de la prétention mais rien. Téo regardait juste Jaymes qui regardait ses mains qui n'avaient rien de spécial. Elle sourit, puis pouffa; ce qui dérouta encore plus notre Gryffondor, qui passa une main nerveuse dans ses cheveux comme pour essayer d'y voir plus clair. Mais rien. Le gros vide. « Euh.. Jaymes ? Ça va ? » s'inquiéta-t-il, les sourcils tirant toujours l'un vers l'autre. Comme chaque garçon, Téonard avait longuement cru que les filles venaient de la planète Zorg. Mais depuis un petit bout de temps, cette idée l'avait quitté. Pourtant, elle revenait, là. Il n'y comprenait vraiment, vraiment rien. Il essayait, pourtant. Et cette fois, il bouillait de réflexion. « Parce que bon, de un, t'es toute rouge. Ça, c'est peut-être à cause de ma partie... divine. Et oui, ce sont des mains. Des mains. » finit-il par faire, avec un sourire goguenard et avec le ton d'une infirmière très gentille s'adressant à un patient très spécial.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
SLYTHERIN ҩ It's kind of fun to do the impossible.

ϟ inscription : 28/08/2011
ϟ hiboux : 103
MessageSujet: Re: TEO ✖ we're gonna lose control. [TERMINÉ]   Dim 11 Sep - 17:53


JAYMESfeatTÉONARD

you make me wanna die.

Téo resta silencieux, se contentant de me rigoler doucement et d'esquisser un sourire, ce que je trouvais un peu frustrant. Est-ce qu'il était contrarié à cause de moi ? Possible, pourtant je ne voyais pas en quoi je lui avais fait du tort. Et puis j'avais un peu honte de m'être laissée surprendre ainsi en train de regarder Téonard. Et je sentais son regard posé sur moi, et j'étais sûre que je devais être aussi rouge qu'une tomate. Me tordre les mains quand j'étais nerveuse était devenu un tic, à chaque fois que je me sentais un peu stressée mes mains devenaient moites et je n'arrêtais pas de les tortiller dans tous les sens, ce qui ne passait jamais inaperçu. Je rigolais, d'être aussi idiote. Je n'étais pas aussi forte que les autres Serpentardes qui arrivaient à tellement bien cacher leur sentiment derrière ce masque de froideur. Je me détestait de ne pas pouvoir être la hauteur. Ce n'était pas grand chose mais ça me tracassait et les moqueries des autres m'amenaient parfois plus bas que terre.
    - Euh.. Jaymes ? Ça va ?

Sa voix me fit revenir à la réalité. J'étais là, avec lui. Et c'était tout ce qui comptait, non ? Mais cette pensée n'arrivait pas à chasser mon malaise. Je pris une grande inspiration et le regardait dans les yeux en essayant de prendre le ton le plus naturel possible.
    - Bien sur, pourquoi ça n'irait pas ?

J'accompagnais cette phrase d'un grand sourire un peu forcé. J'étais mal à l'aise. Tellement mal à l'aise, que je ne savais même pas quoi faire. Je soupirais et passais mes mains dans mes cheveux. Je glisse mes doigts dedans et les repousse derrière mes épaules, dégageant mon visage. Je détournais la tête, préférant porter mon attention sur le grand lac en essayant d'oublier le regard du Gryffondor posé sur moi.
    - Parce que bon, de un, t'es toute rouge. Ça, c'est peut-être à cause de ma partie... divine. Et oui, ce sont des mains. Des mains.

Mon sourire s'étira et je me retournais vers lui en lui tirant la langue. Telle une grande prêtresse, j'osais le défier du regard, l'incitant à me fixer, m'observer. Sans ciller je m'attardais sur ses traits, encore et encore. Il se moquait de moi. Je lui envoyais un petit coup de coude dans les côtes en rigolant. Il me prenait vraiment pour une idiote.
    - Non, sans blague ?! Ce sont vraiment des mains ? Comme si je ne le savais pas. Tu as d'autres choses à m'apprendre aussi intéressantes que ça ?

Ma voix tremblait légèrement mais j'essayais de prendre un air assuré; mon regard se fit plus insistant et j'avais du mal à réprimer un petit sourire amusé. Je pinçais mes lèvres et laissais ma tête retomber sur les épaules du Gryffondor. Je ferme les yeux une nouvelle fois. Ouais, j'étais bien là. Le soleil me réchauffait un peu même si il n'allait pas tarder à ce coucher. J'adorais les couchers de soleils, je les trouvaient fascinants. J'en avait vu seulement trois dans ma vie et à chaque fois j'étais toujours émerveillée. C'était toujours un peu les vacances de voir un coucher de soleil. Un gros changement de paysage. Ce sentiment de liberté, qu'on ressentait quand on regardait le prendre des couleurs chatoyantes, à la mer ou à la montagne. N'ayant jamais eu la chance de faire un quelconque voyage, je n'avais jamais senti le sable chaud chatouiller mes pieds ou alors simplement être au repos dans un grand hôtel avec vue sur la plage, ce n'était pas grand chose.. Mon père ne m'avait jamais emmené prendre le large. Il me cachait au yeux des gens, il ne m'avait même pas fait visiter un simple musée !
    - Ne le dites à personne, mais je vous aime bien, Téonard Rosier.

Je ne prit pas la peine de lui murmurer ça en face. J'osais lui dire ça, au risque de le voir jubiler et de donner un petit coup de gonflette dans ses chevilles, qui un jour je pense bien exploseraient tant la modestie ne l'étouffait pas. Bien loin de là. Je souris intérieurement. C'est vrai que parfois, et je ne le cachais pas, il pouvait y avoir une tension entre le Gryffondor et moi. Oh, de simples querelles enfantines parce que nos caractères s'opposaient un peu et qu'on était pas vingt-quatre heures sur vingt-quatre sur la même longueur d'onde. Il m'agaçait parfois je ne le cachais pas mais ça faisait beaucoup de bien de pouvoir se défouler sur quelqu'un quand je savais que je ne lui en voulais pas vraiment et que lui aussi prenait un peu ça à la légère. Je m'étirais légèrement et mon regard fixait toujours l'horizon sans ciller. J'étais tranquille. J'écoutais le silence. J'adorais le silence, et je savais l'apprécier à sa juste valeur, contrairement à certaine personne. Les couloirs étaient toujours bruyants, la Grande Salle aussi, et on pouvait difficilement être au calme sans être obligé de travailler.

800 mots.


Spoiler:
 


Dernière édition par Jaymes E. Hexington le Dim 23 Oct - 8:29, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
GRYFFINDOR ҩ I think my spine exploded but i'm fine.

ϟ inscription : 03/09/2011
ϟ hiboux : 110
MessageSujet: Re: TEO ✖ we're gonna lose control. [TERMINÉ]   Lun 12 Sep - 16:28


Téo ne se sentait pas très bien. Il avait l'horrible impression que ses cheveux se barraient en choucroute. Ce n'était vraiment pas agréable. En temps normal, Téo aurait secoué du chef, avant de plaquer avec fièvre ses cheveux – qui auraient retourné niveau choucroute deux secondes plus tard – mais ce n'était pas un temps normal. Non. Il avait l'impression qu'un truc se passait. Important. Une sorte de complicité. Un moment de calme. Comme s'ils avaient été détachés du monde, là, tout de suite. Une bulle autour d'eux. Par un seul contact : la tête de la Serpentarde sur l'épaule du brun. Le jeune homme se rendait bien compte que ça allait jaser, si on les surprenait. Quand même. Déjà que, entre eux, c'était pas clair : mais là ! Il s'en fichait. Et il n'avait pas l'âme très silencieuse, calme. Non. Agité. La proximité, peut-être ? Un petit changement ? Le soleil qui se couchait ? Téonard songea que, si jamais un jour il se fiançait, il emmènerait son élue voir un coucher de soleil comme celui qui se préparait. Déjà, les nuages prenaient une teinte chaude, quelque part entre l'orange et le jaune; à moins que ce soit rouge. Du violet, un peu, là. Le lac, en face. C'était beau. Téo se maudit. Il avait laissé son appareil photo dans son dortoir. Et il n'avait pas envie de s'y précipiter (affolé, il pouvait s'avérer très rapide) pour revenir quelques minutes plus tard, prenant un cliché de la chose. Non, impossible. Cela aurait voulu dire qu'il ne voulait pas rester avec Jaymes. Il voulait pas qu'il croit ça. Parce qu'il l'adorait, sa Jaymes – surtout quand ils se prenaient pas la tête, comme ce moment précis. Les différents, ils connaissaient. L'amour vache ? Non. L'affection vache ? Oui.

Elle a souri, lançant un coude dans ses côtes à sa petite blagounette. Ce n'était jamais bien méchant. Téonard n'était jamais bien méchant, avec ces gens qu'il affectionnait tout particulièrement. Enfin si, bon, il pouvait s'avérer parfois vraiment maladroit, cruel, légèrement sadique – mais que quand il était énervé, à cran, honteux ou autres émotions négatives. Il ne l'était pas. Juste détendu. Un havre de paix. Bien loin de lui, son devoir d'Arithmancie, les révisions, Clyde, son âme-sœur et toutes ses conneries. Près de lui : Hexington. Parfait. Le moment était (presque) parfait. Presque parce que bon, il avait froid. Elle lui avait tiré la langue, le détaillant encore une fois – sans rougir, en revanche. Il avait soutenu son regard, avait suivi les traits fins jusqu'à la mâchoire puis, fatalement, jusqu'aux lèvres. Tentatrices, les lèvres. Il se massa discrètement les côtes. « Non, sans blague ?! Ce sont vraiment des mains ? Comme si je ne le savais pas. Tu as d'autres choses à m'apprendre aussi intéressantes que ça ? » s'est-elle faussement étonnée, alors qu'un sourire malin éclairait le visage de l'étudiant. Il avait à peine remarqué sa voix tremblottante, comme de la gelée durant un séisme. En fait, il ne remarquait que ses lèvres. Comme un gros bug. Il se reprit bien vite, reportant son attention sur le lac. « Je te jure que c'est des mains. Et puis, mens pas, j'savais que tu savais que je savais que tu savais pas que c'était des mains. J'ai plein de trucs aussi intéressants à t'apprendre. Tu vois, ça ? – il désigna le lac – C'est de l'eau. » Sourire goguenard, encore, ton médical, encore. Il sourit. Elle laisse reposer sa tête sur son épaule. Il la serre légèrement contre lui.

Un silence. Pas lourd. Même pas gênant. Juste un silence tout relatif, entre le clapotis de l'eau et l'agitation des derniers des étudiants, derrière eux. Ils s'en fichent. Ils regardent le lac. Téonard admire les couleurs explosant dans le lointain, formant une belle auréole où se mêlent de belles couleurs, dans un bel ensemble. L'eau reflète la chose, comme un sosie. Oui, assurément, cela ferait une belle photo. Très belle, même. Il imaginait déjà les éclats sur la photo, bougeant un peu – merci la magie – ce qui serait vraiment remarquable. Les couleurs sont fortes, criardes, et Téo plisse légèrement les yeux avant de les fermer tout à fait. Déjà, il décolle vers un autre endroit. La faute au calme, à la légère chaleur de Jaymes, à son bien-être. Pour un peu plus, il commencerait à écrire des poèmes sur la beauté de la nature. Le brun se dit que celle-ci peut-être vachement sympa, quand même. Genre, il se dit ça quand il regarde Jaymes – et parfois quand il se regarde dans un miroir. Téonard n'est pas vraiment modeste. C'est pour ça que la remarque de la Serpentarde lui fait gonfler le torse d'orgueil : « Ne le dites à personne, mais je vous aime bien, Téonard Rosier. » Il semble étouffer de fierté. Il ne dit rien. Toujours ce silence. Une réponse ? Juste une pression sur l'épaule de la jeune femme, léger, peut-être imperceptible. Il se tait. Plus à cause de la fierté, de l'orgueil ou de la mini-victoire – après tout, elle l'a dit. Non. Juste, il reste dans ses pensées. Ses yeux ont vite atteinte la taille de Gallions, avant de se refermer sous l'effet du coucher de soleil qui le cueille en plein dans la figure.

Malgré ses bonnes résolutions, malgré le fait que cela lui donne des airs de connard arriéré, il a un petit sourire conquérant sur les lèvres. Qu'il avale, le troquant contre une moue neutre. « Ne le dites à personne, murmure-t-il, mais je vous aime beaucoup, Djay.. Djé.. Jaymes Hexington » Il a imité un accent britannique tout à fait réel, qu'il entend à longueur de journée et, fier de son effort, sourit. Il espère qu'elle s'en rendra compte. Et puis, il s'en fiche un peu. Qu'elle s'en rende compte ou non, il aura quand même fait cet effort rare, afin de rendre un mot impossible possible. Il se sent surpuissant. Il ne se rend pas compte qu'il a échangé « beaucoup » et « bien ». De toutes manières, pense-t-il, du moment qu'il y a un adjectif, tout va bien. Il allait quand même pas dire qu'il l'aimait tout court ! C'était ridicule. Non ? Il lui jette un petit regard, le darde finalement sur le lac, pensivement. A son tour de jouer avec ses mains. Sans angoisse, sans timidité. Juste comme ça. « Oui, beaucoup.. » répète-t-il doucement, plutôt à son attention qu'à la sienne. Il regarde ses pouces qui s'entremêlent. Il a abandonné l'épaule de Jaymes, la laissant tranquille. « J'aime beaucoup ces moments comme là aussi. » a-t-il avoué, du bout des lèvres et dans un dialecte qui est entièrement le sien. Il espère qu'elle ne pensera pas qu'il fait une déclaration d'amour, là. Téonard n'a jamais été bon pour mettre des mots sur ses sentiments, surtout des mots compréhensibles pour les autres que lui. Il a l'impression de se dévoiler. L'unique et simple règle : pas de sentiments, n'est pas respectée. Évidemment. Il s'est attaché à elle. Mais toujours ce désir, brûlant. Sans vrai sentiment. Il espère. Il ne sait pas vraiment. Tout ce qu'il sait, c'est qu'il aime être là, avec elle, lui jouant avec ses pouces et elle la tête sur son épaule. Et si on lui demandait ce que c'est comme sentiment, il ne saurait pas quoi répondre. « Je suis vraiment flatté, ceci dit. C'est gentil. » finit-il. Il regarde le lac. Abandonne les mains qui retombent doucement, l'une reprenant sa place sur l'épaule de la brune. Qu'il serre légèrement. Avec affection. Jamais rien de plus.
Promis.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
SLYTHERIN ҩ It's kind of fun to do the impossible.

ϟ inscription : 28/08/2011
ϟ hiboux : 103
MessageSujet: Re: TEO ✖ we're gonna lose control. [TERMINÉ]   Jeu 15 Sep - 20:01


JAYMESfeatTÉONARD

you make me wanna die.
Je relevais un peu ma tête de l'épaule du garçon, pour regarder derrière nous. Un trio de filles discutaient joyeusement et je surpris l'une d'elle en train de nous regarder d'un air...envieux ? Ou dégoûté. Je n'aurais su dire tellement la Serdaigle - si je faisais confiance à mes yeux – détourna rapidement la tête. « Bande de gamines. » Bon d'accord moi aussi j'étais une gamine par rapport à Téo, mais je ne m'amusais pas à espionner et à parler derrière le dos des gens. En parlant de gamine...c'est vrai que le gryffondor m'avait toujours parlé d'égal à égale, sans vraiment prendre en compte le fait que j'avais deux ans de moins que lui. Pourtant, ça ne les avaient pas empêchés d'être complice, ou même être attaché l'un à l'autre. C'était étrange, j'avais toujours pensé qu'il préférait les filles de son âge, celles qui étaient plus intéressantes que moi, en somme. Je lâchais un léger soupir et reposais ma tête sur l'épaule -soit dit en passant super confortable- du jeune homme et laissais mes pensées divaguer un peu. Je cherchais un peu de réconfort auprès de Téonard, qui demeurait silencieux et fixait inlassablement le lac. C'est vrai que le paysage était beau. Si j'avais été une moldue je l'aurais sûrement qualifier de « magique » mais je savais qu'il était naturel. Et c'est peut-être tout ce qui faisait la différence. C'était calme, reposant et partager ce moment avec Téo était assez...étrange. Je ne sais pas pourquoi mais, tout semblait triste et noir en dehors de la pseudo-bulle que l'on s'était crée et que quand nous étions à l'intérieur, une harmonie se créait entre nous. Deux êtres assez différents dans le fond. Je levais les yeux et regardait le joli brun du coin de l'oeil. Il sentait impassible et son visage s'étirait d'un sourire assez intriguant. Je refixais mon attention sur le soleil couchant avec un petit sourire amusé sur les lèvres.

Une petite brise fraiche souffla, m'envoyant au passage des cheveux devant les yeux, que je remettais à leur place habituelle d'un geste de la main. Ce petit courant d'air n'était pas grand chose et il réussit à me faire frissonner et je réalisais qu'il allait commencer à faire un peu plus froid, regardant au loin je remarquais que le soleil disparaissait peu à peu et que la nuit n'allait pas tarder à s'installer. La voix de mon cher ami me sortit doucement de mes songes, m’arrachant un petit rire presque malgré moi. Il avait un don, un certain don pour m'amuser ou pour amuser les gens en général, je ne savais pas trop. Je posais mon regard bleuté sur lui.
    - Je te jure que c'est des mains. Et puis, mens pas, j'savais que tu savais que je savais que tu savais pas que c'était des mains. J'ai plein de trucs aussi intéressants à t'apprendre. Tu vois, ça ?

Il s'arrêta un instant et je le dévorais des yeux, faisant mine d'être intéressée par ce qu'il disait et en lançant quelques exclamations surprises au passage.
    - C'est de l'eau.

Il se tourna et avec un sourire moqueur, me désigna le lac. Je poussais un autre « Oh ! » émerveillé et pouffais de rire. Je savais qu'il me charriait mais j'adorais répondre à ses piques ! Et puis lui non plus ne s'en plaignait pas trop.
    - Tu en sais des choses, lui dis-je avec une fausse surprise et des étoiles pleins les yeux comme si il s'avérait être la personne la plus intelligente que je connaisse, mais je crois qu'on va arrêter la leçon, et je lui murmurais tout bas, comme si c'était une confession. Je crois que mon cerveau va exploser avec tout ce que tu m'as appris aujourd'hui !

Je rigolais doucement et donnant une petite tape sur l'épaule du jeune homme. Après cette petite crise de fou rire, je reposais ma tête sur l'épaule du jeune homme encore un peu secouée. Ça prouvait vraiment ce que je pensais un peu plus tôt. Téo m'était vraiment indispensable, je crois. Je me calais un peu plus sur son épaule et fermais quelques secondes les yeux pour les rouvrir immédiatement après.

Un petit silence suivit. Et je n'avais rien trouvé de mieux que de lui lâcher cette petite déclaration, disons. Trois petits mots avec lesquels je lui avouaient que sa présence n'était pas impertinente et qu'au contraire j'adorais passer des moments avec lui. Des moments où l'on ne se prenaient pas trop la tête. Ces mots-là, je les lui disais maintenant. Et je crois que je m'attendais à la réaction, presque immanquable, qui allait suivre. Je sentis les doigts de Téo presser doucement mes épaules mais il l'avait fait tellement doucement que je n'étais pas vraiment sûre si il l'avait fait ou si j'avais rêvé. Je n'y fis pas vraiment attention. Ses yeux semblèrent grandir un peu, est-ce qu'il était surpris que je lui dise ça. Un sourire fleurit sur mon visage en même tant que le sien mais celui-ci fut vite effacé par un visage sérieux.
    - Ne le dites à personne, murmure-t-il, mais je vous aime beaucoup, Djay.. Djé.. Jaymes Hexington.

Il buta un peu sur mon prénom, essayant avec peine de cacher son accent irlandais, - que je trouvais tellement mignon- le remplaçant par un accent britannique tout à fait réaliste. Mais ce n'était que des futilités. Il m'avouait quelque chose que je savais déjà mais l'entendre de sa bouche me faisait plaisir et je sentais mes joues s'enflammer par la même occasion. Il enlève doucement son bras de mon épaule et commence à jouer avec ses doigts. Ce que je trouvais amusant puisque je le faisais quand j'étais nerveuse mais il ne me semblait pas nerveux. Pourtant il continuait à faire danser ses pouces.
    - Oui beaucoup, répète-il plus à lui même qu'autre chose.

Il l'avouait et cela m'amusait. Je n'étais pas aussi orgueilleuse pour être fière comme Artaban à chaque fois que l'on me disait qu'on m'appréciait. Ce n'est pas que j'avais l'habitude, bien au contraire mais... je n'allais pas bomber le torse pour ces trois mots pathétiques. Seulement là, ça me faisait assez drôle, pour tout avouer.
    - J'aime beaucoup ces moments comme là aussi.

Je souriais, en plaquant des cheveux sur son crâne. Mais ce fut inutile car le vent balaya encore une fois ses cheveux pour les mettre dans un désordre pas possible. J'abandonnais ma tâche, me disant que c'était perdu d'avance et reporta mon attention sur Téonard. Ce qu'il venait de débiter il aurait pu le dire à sa fiancée, à sa copine ou son amoureuse mais je savais bien qu'il le disait parce qu'il n'aimait quand on se prenait la tête, et moi non plus d'ailleurs. Cela n'arrivait pas souvent mais à chaque fois c'était plutôt assez grave. Il nous arrivait de ne plus nous parler pendant une ou deux semaines mais cela s'arrangeait en général, la preuve, nous étions encore là tout les deux. J'étais bien sur l'épaule de Téo. Rien n'aurait pu gâcher ce moment. Rien ou presque, surtout si l'autre gorille réapparaissait juste pour faire chier son monde. Le gryffondor était doté d'un charme fou, c'était peut-être pour ça que je m'étais autant attaché à lui, et je n'aurais sûrement pas du. Mais je ne regrettais pas de le connaître. Au diable les histoires qui racontaient qu'un Gryffondor et une Serpentarde n'était pas fait pour être copains, nous étions la preuve vivante que c'était faux. Les choses étaient beaucoup trop compliquées pour rien, tout le monde s'énervait pour des choses qui n'en valaient pas la peine. Je m'énervais toute seule. Le murmure à peine audible du jeune homme se fit entendre, me sortant en même temps de mes pensées.
    - Je suis vraiment flatté, ceci dit. C'est gentil, finit-il en lâchant ses mains et en fixant quelques secondes le lac.

Les mots qu'il venait de prononcer m'adoucirent le visage. Il remit sa main à sa place initiale, en me resserrant un peu plus contre lui. Je sentais son odeur et j'essayais de l'imprimer dans mon cerveau. Je me redressais et mes lèvres se posèrent sur ses joues, sans vraiment aucune raison précise. Juste pour sentir sa peau de bébé sous mes lèvres. Ou alors juste parce que j'en avais envie.
    - Tu es adorable.

Je souris en disant ses mots qui n'étaient que pure vérité. J'ai faillis venir lui ébouriffer les cheveux comme si il était encore un petit garçon mais je me retint, savant pertinemment qu'il détestais avoir les cheveux en pétard. Ce qui m'intriguait d'ailleurs.

Ma tête retrouve son épaule et je prend sa main pour jouer maladroitement avec. J'entremêle mes doigts aux siens. Et les démêle. Il ne dit rien, alors je continue mon manège jusqu'à les garder un long moment liées. Si des personnes seraient passées, elles auraient pu facilement nous prendre pour un couple, alors que ce n'était pas vraiment le cas mais cela ne me dérangeait pas le moins du monde sachant avec certitude que c'était faux. Le lac brillait, j'ignorais l'heure à laquelle nous étions ais à vrai dire... Je m'en fichais pas mal. Je n'aurais échangé ma place là, contre Téo contre rien au monde.

Le temps se rafraîchissait, et le vent était assez frais à vrai dire et je commençait à avoir froid. Le soleil qui n'allait pas tarder à disparaître, ne nous ferait pas profiter plus longtemps de ses merveilleux rayons dorés et chauds. Je frit une légère pression sur les doigts de Téonard avant de prendre la parole.
    - Ne préférais-tu pas qu'on aille marcher un peu, histoire de se dégourdir les jambes ? Je t'avoue que je commence à avoir un peu froid.

A peine eus-je fini ma phrase qu'un grand sourire étira mon visage, ne donnant pas vraiment le choix à mon camarade. Je me levais, m'étirais un peu et lissais ma jupe. Marcher nous ferait du bien je pense...mais pour aller où ? Je ne savais pas trop, jusqu'où nos pas voudraient bien nous mener et puis...seule la présence de Téo me suffisait.
1600 mots.


Dernière édition par Jaymes E. Hexington le Sam 17 Sep - 20:33, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
GRYFFINDOR ҩ I think my spine exploded but i'm fine.

ϟ inscription : 03/09/2011
ϟ hiboux : 110
MessageSujet: Re: TEO ✖ we're gonna lose control. [TERMINÉ]   Ven 16 Sep - 18:12


Même si ce qu'il disait n'était pas intelligent, elle était un bon public. Elle savait quand faire des « oh » ou encore des « aah » ce qui était vraiment plaisant. Téo se doutait bien qu'elle s'en fichait comme d'une guigne, de ses délires, mais bon. Il s'amusait. Point final. C'était peut-être un crime. Il s'en fichait. Il décida aussi de se fiche de tout. Genre des murmures furieux, derrière eux. Genre des sales rumeurs, des sales regards, des « traître » à peine prononcés. Ok, il passait du temps avec une Serpentard. C'est vrai que cela aurait été, pour lui, intolérable. Si ce n'était pas Jaymes. Il l'aimait trop. Il s'en foutait. Il continua de débiter ses conneries avec un petit sourire malin aux lèvres, comme il savait très bien le faire. « Tu en sais des choses mais je crois qu'on va arrêter la leçon. » Fausse mine attristée, il rit franchement pendant un bref instant, avant de se reprendre pour recommencer à pouffer comme une pintade. Une vraie pintade, avec beaucoup d'imagination et un peu plus de poils – d'ailleurs, les pintade ont des plumes alors... Il songea que, finalement, ce serait pas mal d'avorter la leçon du jour, oui. Une moue maussade sur les lèvres, quoiqu'amusé, Téo avait dardé un petit regard curieux sur Jaymes, qui soutenait son regard. Il préféra s'axer à nouveau sur le lac. Ses yeux le troublaient tant ! Trop grands. Trop bleus. Trop beaux. Il en avait marre de plonger son regard dans le sien. Mais ils étaient tellement.. attirants. Oui, attirants. Comme un peu l'entièreté de son être, songea-t-il. « Je crois que mon cerveau va exploser avec tout ce que tu m'as appris aujourd'hui ! » dit-elle d'un ton si enjoué qu'il aurait presque pu sonner juste aux oreilles du garçon. Elle donna une petite tape sur son épaule, bien loin des éventuels coups de poing qu'on lui refilait parfois.

Il sourit doucement, alors que son rire s'éteignait doucement. Il lui en avait appris, des trucs ! Et pas n'importe quoi. Il prévoyait déjà de l'embêter, presque tout les jours, à lui apprendre des trucs comme ça. Il songea à la possibilité de la chose. Abandonna. Y re-songea. Abandonna. Oublia. Peut-être qu'un jour il y repenserait, avec elle, et lui expliquerait pourquoi l'eau ça mouille mais pas maintenant. Toujours repousser ce que l'on peut faire maintenant. Parce que bon, il fallait le vivre, le maintenant. Non ? Parce que bon, si il faisait les trente centimètres de métamorphose maintenant, déjà, ça casserait le moment et, ensuite, ça empêcherait la vie de s'exprimer. Oh, que Téo se trouvait poétique, talentueux et très bon, en cet instant. Il prenait très au sérieux ce que Jaymes lui disait. Même si, généralement, il se jouait tout le temps des sentiments des gens, ce n'était pas le cas, ici. Peut-être parce que ces sentiments étaient réciproques. Il n'en avait aucune idée. Il trouvait ça vraiment sérieux. Il avait envie d'un truc : c'était qu'elle comprenne qu'elle était importante. Suffisamment pour qu'il la serre un peu plus contre lui, tout le temps. Suffisamment pour qu'il veuille que ce moment soit éternel. Genre : vraiment. Une bulle. Simple. Qui ne laissait rien filtrer, les laissant au milieu. Une bulle de couleurs, alors que tout perdait sa belle teinte. Le tout, Téo s'en fichait comme d'une guigne. Sa bulle de couleurs était suffisante. D'ailleurs, très vite, un très beau rouge colora les joues de la jeune femme, et ce rouge donna du rose sur celles d'un Téo a la moue désolée. Il ne savait pas trop pourquoi elle était désolée, sa moue. C'était juste comme ça.

Une geste. Elle essaya de plaquer ses cheveux sur son crâne, alors qu'il louchait sur le bout de bras qu'il voyait. Il souriait, pouffai encore comme une pintade. Les hormones, sans aucun doute. Il sentait ses cheveux changer de forme. Plaqués. Une bourrasque. Il soupira avant de rire doucement, sachant pertinemment que la coupe improvisée de la demoiselle n'avait pas tenu. Alors qu'il jouait presque nerveusement avec ses mains, il en détacha une de l'autre pour la passer dans ses cheveux. Encore une fois : le tout pour le tout. De toutes manières, quoiqu'il fasse, il serait décoiffé. Il détestait ne pas pouvoir contrôler quelque chose. Ça le mettait vraiment hors de lui. Oui, bon, Téo était un peu magnat du contrôle mais bon.. Il le vivait plutôt bien. Elle lui a embrassé ses joues, leur redonnant une teinte vaguement rosée. Il avait senti ses joues quitter leurs couleurs pâles. Il trouvait cette réaction idiote. Rien à voir avec le Rosier pseudo-tombeur, qui se fichait de tout – surtout des mesdemoiselles. Mais non. Il rosit légèrement, sans trop comprendre le pourquoi du comment et en se promettant de ne jamais le lui demander. Du moment qu'elle l'embrassait – même les joues... « Tu es adorable. » Du rose, il est passé au rouge. Elle souriait. Lui, pas du tout. Il se renfrogna, à la rigueur. Ou pas. Puis, il se décida à sourire aussi. Il était adorable. Il se repassa ses mots dans l'oreille, sous la langue, dans le cœur comme si c'était un bonbon au citron : sucré mais acide. Il souriait largement, après s'être répété les mots de nombreuses fois. Elle repose sa tête sur son épaule. Lui a un sourire qui est devenu rêveur sur les lèvres. Encore une fois, il est bien, dans leur bulle. Privée, leur bulle. C'est la leur. Et encore une fois, Téo pense que, quiconque les dérangerait serait foudroyé sur le champ, par une action divine opportune. Si cela n'arrivait pas, il le ferait lui-même, se jura-t-il alors qu'elle prenait sa main et jouait doucement avec. « Jamais autant que toi. » finit-il par dire, les joues encore roses et l'air encore hésitant. Il a parlé doucement, sur le ton de la confidence. Comme s'il avait peur qu'on l'entende, comme si il lui confiait le plus gros des secrets.

Ce n'était pas vraiment un secret. Enfin non. Par rapport à leur jeu, si. Mais plus maintenant, Téonard en était convaincu. Enfin pas tout à fait. Un peu. Suffisamment pour penser que c'était un secret inutile, de ceux que l'on sait sans que l'on sache vraiment. Ça avait l'air plus clair dans sa tête. Un secret implicite. Voilà. Une sorte de secret implicite. En revanche, Téo ne s'était jamais trouvé adorable. Il n'en savait rien. Il décida d'abandonner. Il laissa le contrôle de ses doigts à Jaymes, qui les liait avec les siens avant de les détacher, pour finalement les laisser entremêlés. Tant que leurs doigts seront emmêlés, pensa Téo, le moment sera infini. Elle pressa ses doigts. Il eut peur qu'elle s'en aille, alors qu'il atteignait le huitième chakra de la troisième strate du septième ciel. Il tourna les yeux vers elle, la totalité du visage les accompagnant. « Ne préférais-tu pas qu'on aille marcher un peu, histoire de se dégourdir les jambes ? Je t'avoue que je commence à avoir un peu froid. » Vu son sourire, vu son air, vu sa manière de se lever et de s'étirer, tel un gros félin tout mignon, il n'avait pas vraiment le choix. Il haussa les épaules, le fantôme des doigts de la serpentarde si près des siens. Ça le chatouillait presque. Il sourit à son tour avant de se relever en posant son sac sur le banc. Il s'étira à son tour. Bailla. Et la regarda. Il la détailla, même. La vit frissonner. Et même si c'était incroyablement cliché, totalement déplacé et plutôt débile, il enleva sa veste.

On dit souvent que les jeunes anglais sont de vrais gentleman. Pour le coup, Téo regretta un peu son geste. Égoïstement. Ses yeux accrochèrent ceux de Jaymes et il ne regrettait plus, oublia presque le froid pour sourire chaleureusement. Il posa sa veste sur les épaules de la jeune femme, en autorité. Le soleil achevait sa course, le ciel se couvrait un peu mais le temps n'était pas à l'orage. Plutôt à chanter des trucs dégoulinants de romantisme pensait Téo. Il se retrouva ainsi avec son uniforme, blazer en moins, au milieu du vent. Ça ne le dérangeait pas plus que ça. Il remit son sac sur son épaule. « Alors tu dis quand t'as vraiment froid, qu'on rentre au château. Faudrait pas que t'attrapes froid, pas vrai ? » Un sourire joueur lui étalait un côté du visage, comme une tartine mal foutue. Il repassa un bras autour des épaules de la jeune femme, la serra brièvement contre lui et se détacha. « Bon, première chose, tu veux aller où ? Genre précisément ? » Il monta sur le banc, avec l'aise de celui qui a l'habitude de monter un peu partout – ce qui n'était pas vraiment son cas, sale histoire de vie antérieure. Il regarda le parc de Poudlard, en mettant ses mains en visière bien que le soleil soit dans son dos. Un pied sur le dossier, fléchi; l'autre raide comme un pingouin, il détailla cet endroit où il avait traîné de longues heures. Forêt Interdite ? Trop dangereux. Et interdite. Terrain de Quidditch ? Téonard voyait quelques silhouettes voler à l'intérieure. Serres ? Ouhlà, non. Il n'aimait pas ça pour une seule raison : les cris des mandragores. La cabane du chasseur ? Le portail jusqu'à Pré-au-Lard ? Le faux Stonehenge ? Le Saule Cogneur ? Il jeta un regard interrogateur à la serpentarde. « J'propose qu'on marche sans destination, genre roader, tu vois ? La classe. » Il s'appuya sur sa jambe et sauta par-dessus le banc. Il se redressa et commençait déjà à marcher d'un pas lent, presque calculé. Il regarda par-dessus son épaule. « Bon, tu viens ou tu préfères que j'te réchauffe ? » Une lumière dans son œil droit. Une lumière taquine. Joyeuse. Un sourire en coin. Tout aussi taquin, joyeux, qui en sous-entendait peut-être beaucoup, sans aucun doute, aucun. Pour un peu plus, le rouge et or aurait espéré qu'elle dise qu'elle voulait être réchauffée. Même si bon, dans l'affaire, c'est lui qui avait froid.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
SLYTHERIN ҩ It's kind of fun to do the impossible.

ϟ inscription : 28/08/2011
ϟ hiboux : 103
MessageSujet: Re: TEO ✖ we're gonna lose control. [TERMINÉ]   Sam 17 Sep - 20:31


JAYMESfeatTÉONARD

you make me wanna die.
J’aurais pu rester des heures à ses côtés. Le vent me frottait le visage et je trouvais cela tout à fait agréable. J’aurais pu écouter son souffle lent toute la journée, si je le pouvais. Sentir son corps contre le mien. Boire ses paroles et les quelques blagues qu'il ne sortirait que pour moi. Plonger mon regard dans ses grands yeux bleus, ou verts selon le cas. Sentir son parfum enivrant dans mes narines. Et pourquoi goûter ses lèvres encore, et encore. Jusqu'à l'épuisement. Être avec lui, dans le calme, dans cette bulle et ce cocon imaginaire que l'on se créait et qui était si fragile. Mais dedans je me sentais vivante. Je sentais son souffle. Et moi-même je respirais comme si j'avais oublié il y a longtemps ce que cela pouvait faire du bien. D'inspirer, de se sentir fort et d'avoir l'impression que l'on pourrait accueillir tout l'air du monde dans ses poumons. Et c'était assez merveilleux. Je me sentais flotter dans l'espace temps, dans une liberté presque irréelle. Je n’aurais échangé cette sensation de bonheur pour rien au monde. C’était trop beau. Trop beau pour être vrai, pour être franche. J'étais dans cette bulle avec Téo éloignée de la réalité. D’un côté, j’étais heureuse, il n’y avait aucun doute là-dessus. Mais je ne m'en apercevais pas vraiment, seulement quand je quittais le rouge et or c'est là que je voyais que j'avais du mal à me passer de lui et que j'avais adoré passer du temps avec lui. Mais bien sûr tout cela restait secret. Que Poudlard aurait-il pensé en voyant un lion et une vipère ensemble, semblant si proche, voire même amis. Je ne savais pas si les pincements dans mon ventre étaient dus à mon bonheur ou à ma nervosité. Tout était si contradictoire. Tout était si compliqué ! Tout me paraissait à la fois si simple et si futile. Mais ce n'était que des hallucinations. La vie ne faisait pas de cadeaux et l'être humain était si contradictoire qu'il compliquait toujours tout. Surtout quand on prenait des risques. C'était un chemin dangereux que nous empruntions Téonard et moi. Un chemin glissant parsemé d'embûches, mais l'envie de continuer était plus forte que tout. Ne dit-on pas que le meilleur moyen de résister à la tentation est d'y céder ? En pensant à ça, je ne pus m'empêcher de jeter un œil sur le jeune homme. La tentation. Je n’avais jamais su gérer ça. Et pour ça, je me détestais.

Le Gryffondor rigola et dès que je levais les yeux pour le contempler. Son rire. C'était sûrement une mélodie plus qu'agréable pour mes oreilles et j'étais ravie de l'avoir provoqué cette douce chanson en répondant à ses bêtises enfantines et un peu immatures. Sa petite crise d'amusement passée, il me sembla voir passé une ombre de déception vite remplacée par un sourire en coin qui pouvait signifier bien des choses j'étais tellement en admiration devant toutes les expressions de son visage que je ne relevais pas qu'il avait détourné le regard alors que je venais tout juste de planter mes iris dans les siens. Je savais que je devais être aussi être écarlate qu'une tomate mais je roussissais vite et même quand il ne fallait pas et Téo ne devait surtout pas me le reprocher car je lui répondrais vite fait bien fait que ses joues s'empourpraient rapidement parfois ! Dès que le vent balaya ses cheveux, le rouge et or essaya aussi de les raplatir sur sa tête, en vain je me contentais de sourire surtout quand je vis ses joues se teindre d'une jolie teinte rosée pour ensuite passer à un rouge beaucoup plus voyant. Oh que oui je mâchais mes paroles quand je disais qu'il était adorable. Il sourit. Trop craquant. Son sourire s'élargit. Trop mignon.
    - Pas autant que toi.
Ce murmure était à peine audible. Comme si il avait honte de l'admettre. Même si ce n'était pas grand chose, cette remarque me fit sourire et je sentis mes joues changer de couleur. Sa main dans la mienne. Le petit sourire qui éclairait ses lèvres. Lui.
    - Contente de l'entendre de ta bouche. Tu l'admets enfin.
Je rigolais doucement et déposais un baiser non pas sur sa joue mais dans le coin de sa bouche, aux commissures de ses lèvres. Le temps passait vite quand on était bien accompagné, c'était dommage. J'aurais pu rester une éternité à ses côtés, non pas que je veuille me marier avec lui et finir mes jours avec lui mais pourquoi pas rester amis. J'espérais qu'on puisse se rencontrer dans une autre vie par exemple. C'était probable mais un peu irréaliste. Il se leva également, et prit bien le temps de s'étirer et de me gratifier d'un bâillement. J'esquissais un sourire et ma main vint inconsciemment enlacer la sienne. Celle-ci était chaude et me réchauffait un peu. Téo dut me voir frissonner à cause d'un courant d'air car il enleva sa veste pour ensuite la poser sur mes épaules. Je pensais qu'il n'y avait que les mecs des films romantiques à deux balles qui faisaient ça, mais je pus m'apercevoir que non. Je lui murmurais un petit « Merci. » accompagné de mon plus beau sourire auquel il répondit. Rayonnant. Et un peu déstabilisant. Il n'y avait presque personne dehors. A moins qu'ils soient bien cachés car il avait commencé à faire noir tout-à-coup. Il reprit son sac, mais je n'y fis pas vraiment attention occupé à admirer chaque trait de son visage, comme si il allait disparaitre d’une seconde à l’autre.
    - Alors tu dis quand t'as vraiment froid, qu'on rentre au château. Faudrait pas que t'attrapes froid, pas vrai ?
J'opinais du bonnet tandis qu'un sourire amusé passa sur ses lèvres et il m'entoura encore de son bras et me serra un peu contre son torse mais cette étreinte fut courte et je me détachais de son corps un peu à contrecœur. Son blazer me tenait chaud, et je sentais son odeur me titiller les narines. Je réalisais alors que le bonheur se trouve dans les choses simples, je n’avais désormais pas besoin de grand-chose, lui seul me suffisait.
    - Bon, première chose, tu veux aller où ? Genre précisément ?
Il monta sur le banc et se mit dans une sorte de position de l'aventurier qui regardait au loin cherchant si il verrait son avenir au loin, à l'horizon. Bon d'accord je regardais beaucoup trop de films. Mais c'est à quoi me fait faisait penser le Gryffondor dans cette position, un pied sur le banc, les mains en visière comme pour mieux voir. Il sembla réfléchir un instant et je le laissais faire en silence me contentant de le détailler de la tête au pied. Téo était bien fait, c'est vrai et personne ne pouvait le nier. Assez grand, brun, des yeux pétillants dans lesquels on se noierait bien volontiers, un joli minois de gamin angélique, et un grand sourire charmeur. Je ne savais pas si il avait une réputation de Don Juan dans Poudlard, mais il devait faire pleurer bien des filles. Et non je n'étais pas du tout jalouse car d'un côté il m'appartenait si on voulait...D'accord c'est un peu déplacé de vouloir posséder des personnes. Après quelques petits murmures dans sa barbe, le rouge et or se retourna vers moi et me dit d'un air décis.
    - J'propose qu'on marche sans destination, genre roader, tu vois ? La classe.
Pourquoi pas ? C'est vrai que je n'avais pas d'idée précise de l'endroit où je voulais aller quand je lui ai proposé d'aller se promener. Lorsque je regardais autour de moi, une étendue de verdure s’offrait à ma vue. Le calme résidait dans ce parc. En regardant Poudlard du parc, on aurait put penser que c’était l’endroit le plus calme sur terre, et c'était sûrement vrai, quand il n'y avait toute une foule d'élèves en train de marcher par-ci ou par-là. Et puis en plus, à côté, il y avait le lac. Le lac noir. Le lac noir aux eaux profondes. S'asseoir sur un banc en face de cette étendue d'eau avait le don de m'apaiser et me changer les idées aussi. C'était l'un de mes endroits préférés à Poudlard et tant pis si j'étais seule, la solitude était ma meilleure amie.
    - Bon, tu viens ou tu préfères que j'te réchauffe ?
Je relevais la tête vers mon interlocuteur qui se tenait à quelques pas de moi. Ses yeux pétillaient de malice et un sourire en coin qui en disait beaucoup. Perdue dans mes pensées je n'avais pas remarqué, qu'il était descendu du banc et qu'il avait avancé, pour se tenir en face moi avec cette moue joueuse lourde de sous-entendus sur le visage. Je ne savais pas trop quoi répondre. Je ne pus m'empêcher de me mordre la lèvre et de m'approcher de lui du démarche féline. Quand je fus assez proche du jeune homme, je l'attrapais par la cravate et le forçais à venir vers moi. Nos corps n'étaient maintenant qu'à quelques malheureux centimètres que nous pouvions facilement franchir si nous le voulions. Mais j'en restais là, cette proximité me désarçonnait un peu mais je fis comme si de rien était, me contentant de me concentrer sur Téo et de le forcer à me regarder. Je fixais c'est yeux, me demandant si quelques secondes plus tard j'aurais le courage de m'en détacher.
    - Comment comptes-tu me réchauffer ?
J'inclinais un peu ma tête et lui lançais un regard interrogateur. Pleins de défis. Je déposais doucement mes lèvres sur les siennes et n'attendis même pas sa réponse, je le poussais doucement et fit quelques pas rapides avant de pivoter et de lui sourire.
    - Bah alors, beau brun, tu viens ?
Une petite voix innocente et des étoiles pleins les yeux, à mon tour maintenant d'afficher un petit sourire espiègle vers le Gryffondor. Ne cherchant toujours pas à écouter sa réponse, je me retournais, haussais les épaules et commençait à avancer. J'avais passé l'après-midi auprès de Téo et je m'étais bien amusée, il fallait avouer que le rouge et or était une personne haute en couleur. Je souris discrètement en m’empourprant et en espérant que le jeune homme ne s'en aperçoive pas.
1700 mots.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
GRYFFINDOR ҩ I think my spine exploded but i'm fine.

ϟ inscription : 03/09/2011
ϟ hiboux : 110
MessageSujet: Re: TEO ✖ we're gonna lose control. [TERMINÉ]   Dim 18 Sep - 9:21


« Contente de l'entendre de ta bouche. Tu l'admets enfin. » Alors qu'il avait essayé de se composer une mine sérieuse, un sourire revint fleurir sur son visage. Sourire qu'elle embrassa, ou du moins, le coin. Il n'y avait plus personne. Et si Téo tournait la tête dans la tous les sens, se tordait le cou, c'était pour bien le vérifier. Ils étaient un peu comme seuls au monde, leur bulle de calme, de silence, les protégeant de tout. Oh, évidemment, du premier, du troisième étage et de la bibliothèque, on pouvait voir l'endroit où ils étaient assis. Mais il ne s'en préoccupait pas. Pour le moment. Il savait bien qu'il regretterait de ne pas l'avoir emmenée dans un endroit isolé mais pas sur le moment. Qu'il passerait une nuit à se demander pourquoi il avait fait ça et pas ça; pourquoi il avait pas fait ça et ça. Mais pour le moment, c'était le paradis. Point barre. Pourquoi fallait toujours se compliquer la vie ? C'était un peu le lot de tout le monde, c'est vrai; et la question revenait tout le temps : pourquoi ? Téo se faisait l'effet d'un gosse de quatre ans, à toujours demander pourquoi. Mais il pouvait pas s'en empêcher. Impossible. Il s'efforçait de ne pas trop détailler Jaymes. Elle pourrait avoir peur. Si on lui avait laissé le temps, si on lui avait pas donné la fierté, il aurait pu le faire toute la journée. Téo avait un très mauvais coup de crayon et peu de patience, concernant le dessin, mais il aurait bien été capable d'essayer de la crayonner, juste pour voir. Un long moment. Jusqu'à un résultat satisfaisant.

Il regrettait de ne pas passer beaucoup de temps avec elle car c'était dans des moments comme ça qu'il se trouvait extrêmement chanceux. Il se demanda secrètement si elle le trouvait vraiment adorable. En fait, Jaymes n'était pas adorable. Elle était carrément bien plus que ça, d'après lui. Oui, il l'admettait. Par la pensée, certes, mais il l'admettait. Elle était très jolie. Carrément jolie. Belle. Oh et puis zut, il abandonna, il en avait marre de faire l'éloge de la brune. Après, elle allait ressembler à une tomate et ça, c'était pas cool – car par extension, il allait sourire, pouffer, rire et elle allait peut-être se vexer et Téo n'avait pas envie qu'elle se vexe ou quoi que ce soit de négatif. « Ouais, je l'admets enfin.. fallait bien. » conclut-il avec un petit haussement d'épaules, comme s'il s'en fichait carrément. Il avait encore les joues rouges, légèrement. Une belle couleur tomate. Il se demandait si ça se voyait un peu ou si ça se voyait beaucoup; il checka la chose mais Jaymes ne semblait pas s'y attarder. Ne pas se faire prendre par ses yeux, ne pas se faire prendre par ses yeux, ne pas se faire prendre par ses yeux. Il n'avait pas envie de buger. Pas encore. Déjà qu'il avait pas l'air malin, avec ses joues colorées. Il le savait, il le sentait. Ça le picotait. Il trouvait important de soigner l'image que Jaymes avait de lui. Il ne savait pas vraiment pourquoi, mais c'était important.

Et finalement, elle non plus ne savait pas où aller. Ou sinon, elle lui laissa le choix. En tout cas, elle le laissa faire le pitre sur le banc. Elle l'avait remerciée pour la veste, d'ailleurs. Il s'était un peu trouvé débile, c'est vrai. Il devait pas y avoir beaucoup de gens, qui faisaient ça. Ou que dans les livres, films, fictions moldues. Téonard avait trouvé ça normal, sur le coup. Elle avait froid et il lui avait donné de quoi se réchauffer. Mais bon, dans les livres, films et fictions moldues, c'était toujours le mec qui allait tomber amoureux de la fille qui faisait ça. Téonard était-il amoureux de Jaymes ? Non. Ça, c'était sûr. Pour lui. Sûr de sûr. Sinon, ça craignait à mort. Et puis, elle lui rirait au nez, non ? Ils avaient dit : pas d'attachement. Et l'amour, c'était pire que tout. Il savait que sa vie serait vraiment morne sans Jaymes. Vraiment, vraiment. Mais pas invivable. Quoique... Entretemps, elle s'était approchée de lui, alors qu'il la détaillait de haut en bas. Quelques pas les séparait. Les pas se réduire en décimètres. Elle était loin mais proche; elle avait été longuement plus proche, et longuement plus loin. Un juste milieu. Il allait faire un pas vers elle quand elle a attrapé sa cravate, lui arrachant un petit hoquet surpris, alors qu'il était bien obligé de s'approcher d'elle. Quelques centimètres, à peine. Son regard à lui ans le sien. Son regard à elle dans le sien. Waw, c'était étrange. Là, le millième de seconde est devenu éternité. « Comment comptes-tu me réchauffer ? » Regard éloquent. Il finit par murmurer : « Devine.. » Et évidemment, il s'apprêtait à l'embrasser quand elle le fait à sa place. Doucement. Furtivement. Pas assez longtemps, d'après Rosier. Car bon, lui, il aimait bien se faire embrasser. Ok, il adorait se faire embrasser. Puis par Jaymes et ses lèvres si douces, quoi. Il n'eut même pas le temps de répondre à ce mini-baiser qu'il se faisait doucement repousser et qu'elle s'éloignait déjà, le laissant abasourdi et comme un idiot.

« Bah alors, beau brun, tu viens ? » Il a dardé ses yeux taille soucoupes sur elle. Il se faisait embrasser, ok. Il se faisait repousser juste après, wtf ? Il aimait bien ça, en fait. Il sourit en coin, encore. Elle continuait d'avancer, se fichant probablement de ce que Téo pourrait bien répondre et c'est à ce moment-là qu'il a un peu bugé, avant de s'élancer à sa suite pour se retrouer à son niveau, juste à côté d'elle. Les joues rouges. Le regard brillant. Le sourire béat. L'attitude décontractée. L'air de rien, il a prit sa main. D'un mouvement qui se voulait ample, presque naturel. Il a entrelacé ses doigts aux siens. Comme elle l'avait fait. Il avait droit, non ? Et si la réponse était négative, il aurait quand même gardé la main de Jaymes dans la sienne. Il y avait bien d'autres problèmes, dans le monde, pour qu'on se soucie de ça, non ? Non. Oui. Oh, et puis mince. « C'était plutôt traître. » a-t-il fini par lâcher, comme s'il avait hésité tout ce long moment pour la dire, cette phrase. « Et vraiment furtif. Tu me déçois, ma jolie. » Il avait rajouté ça comme ça, toujours avec cet air nonchalant qui, de secondes en secondes, perdait en crédibilité. Téo ne savait pas trop où ils allaient. Ils traversaient juste le parc. Téo ne savait pas trop où ils allaient, tout le deux. Ils débouchaient peut-être vers l'amitié utopique dont il avait longuement rêvé pour elle et lui. Il espérait vraiment que ce soit ça. Ce serait vraiment cool.

« J'me demandais.. tu fréquentes quelqu'un, en ce moment ? » Les mots étaient sortis d'un coup. Trop vite. Il s'est maudit, intérieurement. Il y avait juste eu cette pensée, là, d'un coup. Et là, il faillit revirer rouge, encore et toujours. Mais il resta nonchalant. En son fort intérieur, il s'arrachait les cheveux. A l'extérieur, il avait cet air détaché, la regardait avec un petit sourire malingre et avait haussé les épaules. « Car bon, j'ai un pote qui te.. bref. Alors ? » finit-il par mentir tout naturellement. Toujours l'histoire du pote. Dans les affaires d'amour, tout d'un coup, on a beaucoup de potes, remarqua Téonard. Aaaah, nan, pas d'amour. De fréquentations. Voilà. Exactement. Pff. Il avait les yeux écarquillés, dans une expression innocente qu'il venait de se composer à l'instant même. Il plongea ses opales dans celles de la jeune femme, avec toute la sincérité qui pouvait gonfler son cœur par moment. Qu'est-ce qu'il aurait pas fait pour pas avoir l'air bête, le Téo ! Il sourit en coin et serra un peu plus les doigts de Jaymes dans les siens. Il sentit ses battements de cœur doubler de vitesse, en l'attente de sa réponse. Qu'est-ce qu'il allait faire, si elle disait oui ? Rien, évidemment. Pourquoi ça lui ferait quelque chose ? Téo s'était promis de ne plus s'intéresser aux filles; du moins, pas plus d'une nuit. Et évidemment, la serpentarde était un peu l'exception qui confirmait la règle. Oui, voilà. Excuse de merde bonjour. « J'demande, c'est tout.. » rajouta-t-il d'un air las, en se détournant de la jeune femme pour faire mine de s'intéresser aux environs. Ils marchaient lentement, comme pour mieux rallonger le moment qu'il passait ensemble. Rosier adorait ça. Il frissonna doucement, alors qu'un coup de vent ébouriffa encore une fois ses cheveux – ce qui l'agaça plus que les fois précédentes. Il avait comme qui dirait les nerfs à vif.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
SLYTHERIN ҩ It's kind of fun to do the impossible.

ϟ inscription : 28/08/2011
ϟ hiboux : 103
MessageSujet: Re: TEO ✖ we're gonna lose control. [TERMINÉ]   Dim 18 Sep - 16:15


JAYMESfeatTÉONARD

you make me wanna die.
Je l'admirais un moment. Un long moment même. Juste avant de voir un petit sourire éclairer son visage et de regarder dans tous les sens, cherchant sûrement si personne ne les espionnait. A moins qu'il voulait seulement faire le pitre. Mais il se fatiguait pour rien, nous étions bien les seuls fous à rester dans le parc alors que l'on pouvait à peine distinguer quelqu'un à cent mètres de là. Le temps n'était pas orageux mais il allait sûrement pleuvoir, j'espérais que non. Je ne voulais pas tomber malade. Une pluie, un banc, un garçon et une fille qui s'embrassent. C'était presque dégueulasse tellement c'était dégoulinant de romantisme. A cette pensée, je me surpris à faire une petite grimace. Ce n'était pas déplaisant mais entre Téo et moi ce n'était pas du tout possible. J'étais terrifiée. Terrifiée de m'être attachée ainsi à ce rouge et or. Terrifiée qu'il puisse parfois lire en moi comme un grand livre ouvert. Mais est-ce que son sourire à faire rougir les anges pourrait me servir d'excuses ? Il m'était indispensable. Et j'étais si bien auprès de lui, car le jeu n'était qu'une simple raison de plus pour se donner rendez-vous et voir l'autre, prétextant qu'ils devaient défier l'autre et que c'était important. Sauf qu'à chaque fois, au lieu de passer notre temps à s'envoyer des piques comme à chaque fois que je le croisais dans les couloirs du château, on passait notre après-midi dans les bras l'un de l'autre en train de se raconter nos vies respectives ou alors on se taquinait mais juste pour rire. Et dans ces moments-là j'avais le loisir de le regarder et de mémoriser ses traits autant que je le voulais. Je ne savais pas trop quoi penser de lui. Je l'adorais mais une autre partie de moi me demandait de ne plus le voir si je ne voulais pas...être dépendante de lui disons. Dépendre de quelqu'un et encore pire, dépendre d'un homme...Voilà une chose qui me rendait malade et qui me tuait. Le pire c'est que j'étais toujours complètement hypnotisée et accrochée à ses lèvres dès qu'il ouvrait la bouche. S'en était presque obsédant. Je me giflais mentalement d'être aussi stupide.
    - Ouais, je l'admets enfin.. fallait bien.
Un petit haussement de sa part et un sourire satisfait de mon côté, réprimant difficilement un fou rire de peur de le froisser parce que j'aimais bien quand il me disait qu'il m'aimait bien ou simplement quand il me faisait un compliment, je n'avais jamais les mêmes réactions que lui c'est-à-dire bombage de torse et gonflement d’orgueil. La jolie couleur pivoine de ses joues me faisait penser à un enfant, c'est surement ce qu'il était mais je ne pouvais rien dire : je l'étais également dans le fond. Téo était tellement doux et viril à la fois que des fois il lui arrivait toujours des trucs étranges. Des pétrins pas possible ou des gouffres sans fond. Je m'arrangeais pour l'aider à s'en sortir mais fier comme il est, il ne s'avouera jamais que c'était grâce à moi que parfois il ne finissait pas chez Mme Pomfresh salement amoché. A Poudlard on ne rigolait pas toujours. Il était si différent des autres, la part de mystère qu'il gardait autour de lui m'intriguait. Bon d'accord des fois j'avais envie de le gifler mais la plupart du temps je préférais largement être dans ses bras. Le silence s'imposa un instant, tandis que j'analysais chaque parcelle du visage de ce jeune homme qui me faisait face. Les joues colorées, le regard intelligent, un sourire charmeur. Je me resserrais un peu plus contre lui contente de partager l'instant présent, que je tenais bien accroché, en sa compagnie.

On avait un peu l'air bête. Tous les deux, dans le parc, comme des paumés ou des enfants rejetés en train de se balader alors que tout le monde préférait être au chaud et avec ses amis dans sa salle commune. Mais être avec lui excusait bien des absences. La nuit était tombée maintenant, on y voyait presque plus rien. Il faisait frais. Toujours sa veste sur les épaules, faisant face à lui. J’étais pensive. Tant de sentiments et d'émotions traversaient mon corps quand j'étais avec lui. Et puis cette proximité soudaine. Mon cœur se mit presque à vouloir bondir hors de ma poitrine. J'avais l'impression qu'il faisait un boucan pas possible tellement il battait fort et vite. Que tout cela signifiait-il ? Je perdais la raison. Étais-je folle ? Conne ? Amoureuse ? Non, pas possible. Je ne ressentais rien de comparable à l'amour pour Téo. Du désir ? Désir ou amour... La barrière entre les deux était fragile mais il ne fallait pas que je tombe dans ce piège. Il y a des jours où les sentiments se mêlent, se confondent. L'amour c'est pour les faibles, me dirait mon père. Je n'étais pas forcément toujours d'accord avec ce qu'il disait mais pour une fois j'admettais qu'il n'avais pas tort. L'amour c'est pour les tafioles. L'amour c'est pour les romantiques. L'amour c'était aussi pour les courageux...sauf que dans tous les cas. L'amour c'était nul-à-chier. Les histoires d'une nuit marchait mieux. Aucune attache, aucune affection pour l'autre. Les histoires d'une nuit c'était le choix de la facilité, certes. Mais on y gagnait mieux dans l'histoire. Un petit « Devine. » à peine chuchoté me parvint à l'oreille. Et ce baiser papillon que je lui ai accordé. Un peu lâche. En vitesse, un peu comme si j'avais peur de me brûler les lèvres si je restais plus longtemps accrochée à lui.

J'étais un peu plus loin quand je m'étais retournée et avait pu découvrir l'étonnement peinte sur son visage. Sans vraiment savoir pourquoi je rigolais. Un sourire niais, les joues légèrement rosées, le regard pétillant, ah j'aurais sûrement du prendre une photo, tellement il était drôle à regarder. Je pivotais et entendit des pas derrière moi et remarqua qu'il était à côté de moi, confiant et sûr de lui. Je sentis alors sa main glisser dans la mienne, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Le rouge me monte aux joues rapidement. Je le sens.
    - C'était plutôt traître, déclara-t-il. Et vraiment furtif. Tu me déçois, ma jolie.
Je gloussais à cette remarque. Pour tout avouer, je n'avais pas osé aller plus loin. Parce que je crois que ça aurait fait baiser de cinéma. J'aurais caressé ses cheveux, j'aurais fermé les yeux et pourquoi pas levé une de mes jambes. Un sourire malicieux apparut sur mon visage.
    - Tu parles, tu parles beaucoup mon beau, mais prouve moi de quoi tu es capable, toi.
De la provocation. Pure et simple. Je tapotais sa joue comme si c'était un petit enfant. Je posais mon regard sur lui, me demandant ce qu'il allait bien pouvoir m'inventer pour prouver qu'il était bien meilleur que moi...dans tous les domaines. Je détournais la tête. Le parc était désert, sauf que je m'en fichais un peu. J'étais dans un autre monde. La main de Téo dans la mienne me donnait une force. La force des anges surement. Je sentais un regard. Un regard pesant et amusé. Le regard de la seule présence dans cette étendue de verdure lui ; Rosier. J'avais envie de rester avec le Gryffondor. Savoir qu'il était là, avec moi, à mes côtés, ma main dans la sienne, me redonnait confiance. Imaginez ma vie à Poudlard sans lui. Enfin non, n'imaginez-pas celle-ci serait sûrement minable, ennuyeuse et sans rebondissement. Sa présence me rassurait. J'aurais pu traverser la Forêt Interdite tranquillement ou alors passer une nuit dans la cabane hurlante si il était à mes côtés. Tiens...Ça me donnait une idée. Peut-être qu'un soir on se retrouverait à dans cette vieille baraque hantée. Ou du moins qu'on disait hantée. Personnellement, je n'y croyais pas trop mais cela ne m'empêchait pas d'avoir pleins d'idées un peu glauque de ce qu'il pourrait y avoir dedans. Je notais mentalement cette information, la mit dans un coin de mon cerveau et me promit d'en parler le moment venu avec le rouge et or.

J'ignorais ce que faisait les autres et quel heure il était. Le soleil avait disparut. Mais je ne pensais pas vraiment qu'il soit si tard que ça.
    - J'me demandais.. tu fréquentes quelqu'un, en ce moment ?
Téonard me prit au dépourvu. Je ne m'attendais pas vraiment à cette question. Jetant un regard interrogateur vers le jeune homme, je me demandais pourquoi cette question fut si soudaine. Je ne savais pas vraiment quoi lui répondre et c'était sûrement compréhensible. Cet petit air détaché, voir je-m'en-foutiste. C'était mignon, moi qui ne l'en aurais pas cru capable. L'intéressais-je ?
    - Car bon, j'ai un pote qui te.. bref. Alors ?
Hum...J'aurais du m'en douter. Seulement il sembla hésitant, ça cachait quelque chose. J'étais un peu déçue. J'aurais bien aimé que cette question vienne de lui. J'étais ridicule. Je me faisais des films toute seule. Pathétique. Même sa petite moue de chien battu arriva à me faire rire.
    - J'demande, c'est tout.
Ses yeux dans les miens, la légère pression de ses doigts. Je ne l'écoutais que d'une oreille, trop obnubilé par ma bataille contre la tentation. La tentation de poser mes lèvres sur les siennes, entre autres. Et pourtant rien, quelque chose me retenais ici. Je me suis mordue la lèvres inférieure, j'ai serrée les doigts.
    - Je suis libre comme l'air, je me tus quelques secondes et reprit. Et toi monsieur-je-veux-tout-savoir-parce-que-je-suis-trop-curieux, tu fréquentes quelqu'un ?
J'avais dit cela d'un ton détendu accompagné d'un petit clin d’œil et un sourire amusé, ne sachant pas vraiment si ça faisait plaisir ou non au jeune homme. C'est vrai quoi. Je laissais un petit moment de silence s'installer. Je ne m'étais jamais posée la question de savoir si il était un cœur à prendre ou non. Je ne pensais pas, enfin, si il sortait vraiment avec une fille, je ne voyais pas vraiment pourquoi il restait avec moi. Surtout parfois quand il m'embrassait ou qu'il me prenait dans ses bras. A moins que ce ne soit une coutume irlandaise. Je réalisais seulement quelques secondes après de l'énormité de ma bêtise. Tromper sa copine n'est pas une coutume. C'était idiot. Soudain, je m'arrêtais, lâchais un moment la main du rouge et or et m'approchais de lui.
    - Attends, ferme les yeux. T'a un cil-là.
J'approchais mon visage et soufflais doucement sur le sien. Encore un truc romantique. Mais ce n'était pas de ma faute ! C'était réellement vrai. Après ma tâche finie, je lui souris, repris sa main et continua à marcher d'un pas encore plus lent que tout-à-l'heure. Ce moment avait quelque chose de magique. Un petit quelque chose indescriptible. Téo finit par me sourire. Irrésistible.

1700 mots.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
GRYFFINDOR ҩ I think my spine exploded but i'm fine.

ϟ inscription : 03/09/2011
ϟ hiboux : 110
MessageSujet: Re: TEO ✖ we're gonna lose control. [TERMINÉ]   Lun 19 Sep - 15:44


« Tu parles, tu parles beaucoup mon beau, mais prouve moi de quoi tu es capable, toi. » Une petite moue s'est installée sur ses lèvres. Il a arqué un sourcil ou deux et a pointé de son index sa tempe, l'air de dire « je retiens ». Il ne trouvait pas le moment opportun. Il fallait toujours trouver le moment opportun, pour un baiser. Enfin, c'était pas plus mal quoi. Cette règle ne s'appliquait pas vraiment, avec Jaymes, vu qu'ils faisaient ce qu'ils voulaient quand ils voulaient. Une certaine liberté. Et puis, après choisir un moment romantique, c'était étrange. Elle lui tapota la joue, le renvoyant à des années en arrière, quand sa mère faisait de même. Il grimaça légèrement. Sauf que sa mère ne lui avait jamais tenu la main – ou jamais longtemps. Comme pour lui forger un caractère. Ou bien, solution plus simple, il ne s'en rappelait pas. Il n'était pas réputé pour avoir une mauvaise mémoire, pourtant. Toutes les tendresses que ses parents avaient pu lui offrir, zioup, dans un coin reculé de son esprit, à l'abri. Dans un verre d'eau. Congelé. A Fort Knox. Avec une combinaison à vingt-cinq chiffres pour ouvrir le cadenas sophistiqué. Vous voyez le genre. Elle s'est mordue la lèvre inférieure, faisant que le regard de Téo s'y attarda dans une tentation étrange, une sorte de besoin plutôt que d'une envie. Ils s'étaient arrêtés et se regardaient dans les yeux, ce qui acheva de faire louper une battement au cœur de brun qui n'y comprenait plus rien. Son cœur loupait un battement, oui, le sien.

Mais le pire fut la suite : il se mit à battre la chamade comme pour rattraper son retard. Téonard avait envie de l'arrêter tout de suite, là, et de lui dire de pas s'inquiéter, de se rouler un truc et de le fumer, tranquille quoi. Mais non. Il repoussa de toutes ses forces les couleurs rouges qui, malgré tout, vinrent teinter ses joues. Ah, pensa-t-il, je dois avoir l'air d'un sacré idiot. Il regretta d'avoir posé la question et se trouva bien piètre menteur. « Je suis libre comme l'air » L'air qu'il avait emmagasiné quitta ses poumons dans une grande, grande expiration. Un peu rassuré, un peu libéré d'un poids, il interdit à sa face de sourire sous peine de représailles. « Et toi monsieur-je-veux-tout-savoir-parce-que-je-suis-trop-curieux, tu fréquentes quelqu'un ? » Clin d'œil, sourire contaminant qui fit rire Téo. Il secoua négativement la tête avec force. Non, bien sûr que non. Depuis longtemps. Un an et demi de célibat. C'est triste. Surtout à cet âge. Mais ça n'avait jamais été un besoin. La seule fréquentation qu'il acceptait, c'était dans le lit et rien d'autre. Bon, après, il y avait les amis.. mais ça comptait pas pareil, non ? « Évidemment qu'nan. J'ai une tête à fréquenter quelqu'un ? – sourire idiot – Non. Définitivement non. » Il se rendit compte que c'était un peu stupide, leurs questions. Mais bon. Comme si il fallait que tout soit clair, rangé au bon endroit – comme l'aimait Téo, en y pensant. Il adorait les trucs rangés. Clairs. Nets. Concis. Ces mots lui parlaient. Pour le coup, il oublia complètement son faux-ami et se mit à sourire, légèrement pensif et très nettement soulagé, le nez au vent qui lui gelait les miches.

Elle pila d'un coup, lâcha sa main. Il fronça légèrement les sourcils, alors que sa main retombait lentement le long de son corps. Il la regarda. Elle s'approchait. La dernière fois qu'elle s'était approchée, elle l'avait embrassé. Il s'en souvenait parfaitement bien. Comme marqué au fer rouge. Il allait pas dire qu'il se souvenait de chacun des – pas si nombreux que ça – baisers qu'ils avaient échangé mais bon. Celui-là, ce baiser papillon, il s'en souvenait. Il se souvenait aussi qu'il lui en devait un. Pas dans le même genre. De ceux plutôt.. passionnés. Il rassembla toute la passion qu'il pouvait avoir dans ses lèvres, bien décidé à lui faire payer quand.. « Attends, ferme les yeux. T'as un cil-là. » Il a fermé les yeux, par réflexe, quand elle a doucement soufflé. Pas avant. Avant, ses pupilles se sont écarquillées, incompréhensives. Bon. Pourquoi pas. Il a fait un vœu. Téo n'était pas vraiment doué, avec les vœux. C'était pas son rayon. Mais il aimait bien en faire. Je veux avoir un putain de truc à raconter à Isidora ! fut la seule chose qui lui passa par l'esprit. Au moins, c'était réalisable. Il hocha la tête pour lui-même, alors que Jaymes reprenait sa main pour continuer la balade, lui conservant un silence presque religieux. Il allait forcément raconter un « putain de truc » à son Izzie. Il avait toujours des « putains de trucs » à raconter. Toujours. Mais c'est dans ces cas-là que Téonard se trouvait vraiment peu imaginatif, bon, carrément improductif. Il regarda Jaymes en coin. Comme une charge, il refit l'opération dans sa tête nommée je-vais-lui-faire-payer-son-affront! et il l'arrêta comme elle l'avait arrêté.

Il se força à glousser, la mine toute à fait innocente. « Ferme les yeux. T'as un cil. Juste là. » répéta-t-il avec joie. Il se pencha et l'embrassant avec toute la passion qu'il avait emmagasinée précédemment. A pleine bouche, comme elle aurait dit. Mais c'est très vite qu'il s'est détaché. D'une part pour la laisser tranquille; de l'autre pour voir sa réaction. Il laissa retomber sa main, qui était venu caresser la pommette de la jeune femme, avec le dos des doigts agiles qu'il avait. Il a laissé son sourire s'évanouir, pour le remplacer par une mine tout à fait neutre. Il s'est passé une main nerveuse dans les cheveux, avant de faire revenir le sourire en coin. « Voilà, très chère. Voilà de quoi je suis capable, moi » a-t-il doucement soufflé à son attention, avant de reprendre leur marche comme si de rien n'était. Comme si il l'avait embrassée par défi et non pas par envie – il l'aurait démenti, croyez-le ou non. Comme elle le lui avait fait, genre cinq pas plus tard, il darda sur elle un regard malicieux, par dessus son épaule. « Bah alors, belle brune, tu viens ? » fit-il, les yeux s'écarquillant d'une fausse innocence.

Téonard se demandait secrètement pourquoi il était un peu nerveux. Et très content de l'avoir embrassée ainsi. Et triste de ne plus tenir sa main dans la sienne. Et indécis de la marche à suivre. Et apeuré de la suite. Et excité de la suite. Et angoissé de sa réaction. Et impatient de recommencer à l'embrasser. Et mélancolique du moment. Et vraiment misérable de ne pas l'avoir fait durer, ce moment. Et un peu joyeux de l'avoir vécu. Et heureux d'avoir un truc de ouf à raconter à Isidora. Et tout simplement curieux de pourquoi il avait comme des pincements au ventre – rien à voir avec des papillons ou merde. Il irait voir madame l'infirmière plus tard – il adorait la voir.. nurse influence, sans aucun doute. Il pensa aussi à Clyde, qui devait être en train de bûcher grave sur la copie de son devoir, à lui. Il pensa aussi à ce que penserait son père de ces baisers. Du fait qu'elle soit serpentard (Il irait sûrement acheter la bague de mariage. De force et avec un entrain louche.).

Puis, il pensa à la réaction de sa mère. Il l'imaginait bien très affolée de la chose. Ils comprenaient rien, les adultes. Les baisers, ça valaient pas une Noise. Non. Pas ceux-là. Enfin.. si, ça valait un peu. Dix mille Gallions. Ouais, voilà. Téo aurait bien été capable de payer dix mille gallions (quoiqu'un peu moins vu qu'il les avait pas) pour embrasser, encore une fois Jaymes. Il pensait à tout cela en même temps, ce qui forma un gros nuage qui obscurcit ses pensées un moment. Paf, un coup de vent (pour de vrai; il frissonna) et le nuage partit, alors qu'il avait refoutu son regard à la place : devant lui, bien cadré pour ne pas la regarder. Ah non, il ne voulait surtout pas qu'elle voit ses yeux pétillants d'envie et puis ses joues rouges d'une honte mêlée à une certaine gêne. C'était pas très commun d'embrasser quelqu'un comme ça. Genre paf, j'ai envie t'embrasser, pif, je t'embrasse, pouf, j'suis plus là. « Oh là là, c'était une mauvaise très idée » finit-il par se plaindre à mi-voix, marmonnant dans sa barbe comme il en avait bien l'habitude, ces derniers temps.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
SLYTHERIN ҩ It's kind of fun to do the impossible.

ϟ inscription : 28/08/2011
ϟ hiboux : 103
MessageSujet: Re: TEO ✖ we're gonna lose control. [TERMINÉ]   Ven 30 Sep - 20:45


JAYMESfeatTÉONARD

you make me wanna die.
Sa présence m'était agréable. Elle m'était sûrement bien plus qu'agréable. Un grand sourire se traça sur mon visage. Un sourire se traça sur mon visage. Rosier, ce cher Rosier qui m'étais presque toujours indispensable. Mais c'était entièrement de sa faute si il savait se rendre autant indispensable. Si ma relation avec lui c'était faite connaître du grand public elle en aurait choquée plus d'un je suppose... Mais je m'en fichais. J'étais la personne que j'étais. Et la personne que j'étais appréciait Téo. Vivre en solitaire, à l'abri de tout, ce n'est pas une bonne chose. J'ai cru, que je pouvais m'y faire. Visiblement, je me suis trompée. Avec Téo, les choses étaient différentes. Pas qu'il y ai des sentiments amoureux ! N'imaginez pas des trucs comme ça. C'est totalement surnaturel ! Moi amoureuse. Faut arrêter l'école du rire ! Enfin bref. Les choses avec lui étaient parfois carrément sales, ou amusante – tout dépend du point de vue utilisé. Moi j'avais tendance à trouver tout ceci fortement amusant. J'adorais passer mon temps à le taquiner. A le chercher. A le défier, toujours plus. Il n'y avait pas vraiment de but à ça. Simplement à savoir jusqu'où l'autre irait pour montrer qu'il était le plus fort. J'avançais. Gauche. Droite. Gauche. Droite. Je mettais un pied devant l'autre, les pensées divagantes. Enfin non. Pas vraiment puisqu'elles étaient plutôt centrées sur le Gryffondor à mes côtés. J'avançais. La tête levée, le sourire aux lèvres, le regard fougueux et les joues légèrement rosées. Il n'y avait que ça à faire. Je n'aurais pas su dire pourquoi mais lui à mes côtés, c'était étrange. Le cerveau retourné, l'estomac renversé et la tête dans le vide, m'accrochant seulement à ses paroles, j'étais sûrement en pleine noyade. Dans un océan de la même couleur que ses yeux. Et bizarrement, il était le seul à pouvoir me sauver. Je secouais la tête, comme pour chasser ces idées folles qui me venaient à l'esprit. Les lieux, l’heure, la date, tous mes repères avaient disparu. Je m’étais oubliée moi-même et étais obnubilée par le jeune homme qui marchait lentement, ma main liée à la sienne et nos doigts entremêlés, profitant de sa présence. Juste lui. Ouais...j'étais bien là.

J'étais célibataire, depuis un petit bout de temps déjà. Bon d'accord. Je n'avais jamais fréquenté de garçons jusque là, ça vous pose un problème ? On ne pouvait pas me qualifier de « célibataire endurcie » mais j'étais vaccinée. Le cœur qui bat à cent à l'heure pour une âme sœur, je m'en passe bien. Je fus surprise d'entendre Téo lâcher un gros soupir quand je lui annonçais cela. Cela m'amusa un peu, préférant ne pas trop me poser de questions sur son comportement...suspect ? Tandis que je l'interrogeait sur sa vie amoureuse, il émit un petit rire qui m'enchanta presque malgré moi. Je le vis secouer la tête de gauche à droite comme si il voulait vraiment me prouver qu'il était un cœur à prendre. Même si je m'en doutais un peu, sa réponse m'étonna un brin. Enfin, je veux dire qu'il n'était pas laid et donc... Enfin bref. Je m'enfonçais. « Évidemment qu'nan. J'ai une tête à fréquenter quelqu'un ? Non. Définitivement non. » Un sourire niais étira son doux visage, un petit sourire auquel je répondis aussitôt. Sa présence m'était utile. Indispensable et j'étais contente qu'il eut préféré ma compagnie à celle de son cher ami de Gryffondor. Souffler sur ce cil n'était qu'un prétexte pour pouvoir être plus proche de lui. J'avais soufflé délicatement sur la joue de Téo pour qu'il s'en aille et ça avait marché. Je repris sa main et avait continué de marcher comme si de rien n'était...avant que le rouge et or n'est décidé de s'arrêtait. Mon corps rata un battement en découvrant ses beaux yeux bleutés. Je ne savais pas ce qu'il allait faire, peut-être m'embrasser ? Non. Enfin j'espérais mais il n'y avait pas beaucoup de chances pour que cela se produise. J'était un peu paniquée d'être en face de lui, surtout que je me sentais déjà devenir rouge comme une tomate. J'aurais pas payé cher pour voir à quel point je devais ressembler à une idiote en ce moment précis. Surtout en face de Téonard.

D'une mine enfantine, il s'approcha un peu et je l'entendis répéter les paroles que je lui avais dites plutôt. Obéissant, je m'attendis à sentir son souffle contre mon visage et je me préférais à faire un vœu, ignorant si ce gros bêta avait pensé à en faire un mais avant même que je n'eus le temps de le lui demander, je sentais ces lèvres brûlantes contre les miennes. Si il n'aurait pas s'agit de Téonard Rosier, un gryffondor de sixième année, en face de moi je crois que je l'aurais repoussé de toutes mes forces mais là, je restait clouée sur place me contentant de répondre à son baiser, qui pour ma plus grosse déception ne dura pas assez longtemps à mon goût. Les yeux encore fermés. Ne réalisant pas trop ce qui venait de se passer, je le sentis se détacher à contrecœur. J'aurais été capable de le retenir et de le forcer à m'embrasser plus longtemps, mais ça aurait lui montrer que j'avais aimé ça. Un peu secouée et pétrifiée, ne réalisant pas encore ce qui venait de se passer, les yeux gros comme des soucoupes je fixais le jeune homme d'un air interrogateur. Et un frisson me parcourut l'échine quant je sentis le revers de sa main frôler ma joue. Je clignais des yeux plusieurs fois, m'assurant que tout ceci n'était pas un rêve et essayant de me reprendre vainement. « Allez quoi, ressaisi-toi ma vieille, c'est pas la première fois que tu l'embrasses. »
    - Voilà, très chère. Voilà de quoi je suis capable, moi.

Il était fort. Très fort. Voire même doué. Son baiser m'avait presque brûlé mes lèvres, j'essayais de me remémorer tous les sentiments qui m'avaient traversé à ce moment précis et je ne m'aperçus pas qu'il s'était éloigné. Un petit vent me frappa le visage pendant que je sortais de ma bulle.
    - Bah alors, belle brune, tu viens ?

Une petite lueur amusée brilla dans ses yeux et je m'empressais de le rejoindre. La température avait chuté. Et il faisait tellement frais que le blazer de Téonard ne me réchauffait plus vraiment. Les pensées défilaient dans ma tête.
    - Ça te prends souvent d'embrasser les gens comme ça ?

Je repris ses doigts et serrais sa main dans la mienne. Ce petit lien me rassurait, protégés contre le reste du monde, nous étions liés et invincibles. Du moins dans nos têtes. Cette réflexion m'arracha l'ombre d'un sourire tandis que je réfléchissais déjà à la manière dont je pourrais bien me venger de Téo. Pas que ce baiser m'avait déplu, mais il m'avait prit en traître et ça, c'était vexant de savoir qu'il avait pu franchir mes barrières les doigts dans le nez. Surtout quelqu'un comme le beau brun. Et puis comme elle s'en fichait pas mal d'être honnête ou pas, elle essaierait surement de le prendre en traite si jamais elle en avait l'occasion. Il l'avait bien fait lui. Perdue dans les méandres de mon esprit, je ne pus pas comprendre ce que le rouge et or murmura, pour lui même plus qu'autre chose et je ne pris pas la peine de lui demander.

Je le sentis frissonner au moment ou un petit coup de vent m'envoya des mèches de cheveux devant les yeux, que je pris le temps de remettre en place. Je venais de réaliser à quel point je venais d'être égoïste, je n'avais pas pensé une seule seconde qu'il puisse avoir froid, surtout sans sa veste. Je gloussais doucement mais ne put m'empêcher de rire un peu plus fort. Et il n'avait même pas osé me dire qu'il se les caillait. Je relâchais sa main pour caresser sa jouer et resserrer sa cravate, non sans le quitter des yeux. Plantant mon regard dans le sien, et pris d'un élan de courage, je l'embrassais. D'abord un peu timidement mais je commençais à prendre un peu d'assurance, à mesure où le baiser commençait à se prolonger. Je ne voulais pas me défiler cette fois, je passais mes bras autour de son cou et me rapprochait un peu plus de lui. Ce baiser allait peut-être le réchauffer mais ce n'était pas pour ça que je l'avais embrassé. Il n'y avait pas de raison précise à cet acte idiot et irréfléchi. Juste de l'envie. Et un peu de désir aussi. Un peu beaucoup.

Je divaguais, le sentant contre moi, mon cœur s’affolant déjà. Ce fut sûrement le baiser le plus long que nous avions échangé jusque là, un vrai baiser comme dans les histoires d'amour à l'eau de rose. On aurait pu facilement le qualifier de baiser d'amoureux, mais c'était juste une sorte de revanche. Au bout d'un moment, je me détachais à bout de souffle, essayant de reprendre un rythme de respiration normal. Je restais plantée là, cherchant des mots pour me justifier. Pour justifier ce baiser. Seulement il n'y avait aucune raison. Aucune raison valable en tout cas, qui m'aurait évité de perdre la face contre le gryffondor. « Je sais pas ce qui m'a pris... » Lâche. « Désolée... » Pareil. « Pure vengeance, mon vieux. » Méchant. « J'en avais envie. » Trop sincère. Bah oui, car lui balancer que je l'avais fais juste parce que je le désirait le gonflerait d’orgueil et pourtant ce n'était que pure et simple vérité. Mais finalement, je ne dis rien. Préférant laisser le silence s'exprimer à ma place et tant pis pour tout ce que devait penser le jeune homme en ce moment même. Je repris sa main, un sourire sur les lèvres. Je ne regrattais pas. Quelqu'un a dit que les folies étaient les seules choses que l'on ne regrettait jamais ? Et bien, cette citation aurait pu très bien illustrer mon sentiment, là. Je repris sa main pour l'entremêlé à la mienne et soufflais.
    - On rentre ? Il commence à faire frais.

Un baiser. Je l'avais fait. Enfin je veux dire un vrai baiser. Pas les baisers de quelques secondes qui faisait pressé et un peu dégonflé. Ses lèvres. Elles hantaient encore les miennes. Je me remis à marcher, me rapprochant de Téonard. Aussi discrètement que possible, me demandant ce qu'il en pensait de tout ça...

1700 mots.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
GRYFFINDOR ҩ I think my spine exploded but i'm fine.

ϟ inscription : 03/09/2011
ϟ hiboux : 110
MessageSujet: Re: TEO ✖ we're gonna lose control. [TERMINÉ]   Dim 9 Oct - 16:05


Je crois que ça nous avait secoué tout les deux. Elle, on aurait dit qu'un vague coup de vent l'avait ébourriffée, sans plus. Alors que moi, je venais de faire mille grand huit en deux secondes. J'avais la trouille au ventre et les nerfs en une pelote inextricable. Elle était belle, même étonnée, même vaguement secouée. Après tout, Jaymes était toujours belle. La fuite. C'était toujours plus simple, que de fuir une situation. Ce n'était pas dans mes habitudes, de rester vaillamment au front. Non, moi, je préférais largement l'arrière, à faire des munitions et à, parfois, en envoyer. Là, j'avais carrément envoyé un obus, qui m'avait un peu dévasté. Putain, je foutais quoi ? J'aurais tellement dû fuir, mais plus loin. Genre vers le château. Pour m'enfermer dans mon dortoir et, le lendemain, venir la voir, quérir un peu de sa compagnie, comme si de rien n'était. Je pouvais plus faire mine de rien, maintenant. J'avais cette impression là, juste là. J'en avais eu tellement envie, aussi. Comme un besoin. Impérieux. Qui vous empêche de réfléchir plus que ça, qui vous empêche de peser le pour et le contre et paf, vous vous retrouvez sur les lèvres d'une fille dont vous ne savez rien du tout, ou presque. Je savais rien de Jaymes. A part qu'elle m'attirait. A part qu'elle était belle, quand elle faisait la gueule; ou encore quand elle souriait, riait. Et putain qu'elle embrassait bien, quoi. Pas effrayée le moins du monde, elle m'a rejointe sur le petit sentier. J'avais continué à marcher, gromellant. Et elle était là. Elle était pas partie en courant dans l'autre sens comme je devais lui en donner l'envie. C'était pas commun, d'embrasser quelqu'un. Evidemment, c'était pas comme si on refusait de se toucher; mais je crois pas avoir déjà mis autant d'envie, de désir, d'attirance dans un baiser à son égard. Tsss. « Ça te prends souvent d'embrasser les gens comme ça ? » Moue boudeuse sur les lèvres, vite éclarcie par ses doigts se glissant autour des miens. Finalement, elle avait pas eu si peur. Moi, j'aurais déjà été à l'autre bout du parc, avec mon lot de crucifix pour éviter qu'elle s'approche de moi de nouveau. Agir sur pulsions, ça craint du boudin. Je veux dire : vraiment. J'aurais dû faire comme d'habitude : réfléchir longuement, avoir mal à la tête, dormir, re-réfléchir puis le faire, à la rigueur. Pas faire mon gryffondor fougeux et impulsif ! Quel con. « C'est ça, moque toi. En attendant, j'ai plus à revendre que ton humble personne, si je ne m'abuse ! » je me suis exclamé, pas vraiment convaincu, pourtant. Ca, j'en étais pas vraiment sûr. En fait, j'aurais pu mettre ma main à couper que Jaymes était du genre à se venger, rapidement, avec fierté et traitrise. Moi, ça me dérangeait pas tant que ça. J'aimais bien quand elle se vengeait. J'aurais aimé dire que j'étais un gros maso de mes deux. C'était peut-être le cas. En tout cas, avec elle, hein. C'était drôle. C'était le jeu. Et plutôt crever que de m'avouer qu'il n'y avait plus de jeu - alors que c'était presque sûr que c'était le cas. Je veux dire, on était trop impliqué. Ca sentait mauvais. Comme si on s'était brûlé les ailes.

Et il faisait si froid ! Pas le genre de fraîcheur à vous glacer jusqu'aux os mais un peu, quand même. Je sentais déjà les dernières marques de mon écart, le rouge controversé de mes joues, s'évader pour laisser la place au blanc, pâle. Je n'étais pas spécialement frileux. J'essayais de m'en convaincre; en vain. Je me sentais trembler, et je serrais tellement fort la main de Jaymes qu'elle dût le sentir aussi. Elle a gloussé, me prenant au dépourvu, avant de commencer à se bidonner toute seule, sous mon regard consterné. J'ai fini par rire aussi, nerveusement car je crois qu'elle se moquait un peu de moi, quelque part. J'ai laissé ma main s'égarer dans ma nuque pour la gratter tout aussi nerveusement. J'étais un peu mal à l'aise, là, à voir Jaymes rigoler pour je ne sais quoi. Je me sentais carrément con. Comme si je devais savoir pourquoi elle rigolait. Oh, et puis, elle en avait bien le droit. Je ne savais pas trop pourquoi j'étais si gêné. En fait, si, je savais pourquoi. Parce que son avis m'importait, il comptait même beaucoup. A un mot à mon égard, elle m'aurait fait tourner dans l'autre sens; non, elle m'aurait fait tourner dans tous les sens. Je devenais vraiment grave.. j'avais mes règles ou quoi ? J'avais l'impression que mon corps en faisait qu'à sa tête, à lui, alors que ma tête, à moi, lui disait de se calmer de suite. Oh, j'aurais pu mentir mille fois en disant qu'elle n'était pas mon type de fille; j'aurais aussi pu dire qu'elle m'était complètement indifférente. Mais si je me mentais à moi-même, c'était vraiment la fin de tout. Elle s'est arrêtée, me caressant la joue ce qui me troubla encore plus. Elle avait le regard résolument scellé dans le mien, vissé jusqu'au plus profond de mon être. Waw. C'était intense. Je sentais mon coeur louper un battement. Pourquoi elle me caressait la joue ? Mystère du gêne xx. Elle a resseré ma cravate, presque avec douceur, cet air que je considérais comme provocateur dans le regard. Ouais, définitivement provocateur. Je m'en suis rendu compte quand elle a posé ses lèvres sur les miennes. Ca, c'était super intense, en revanche. Je veux dire, j'ai senti mes lèvres qui faisaient de l'électricité (nan, j'déconne; j'veux dire que j'ai été super surpris). Au début, ça avait rien d'un baiser de porno ou d'un truc fougueux ou passionnel (comme le gryffondor qui rugissait dans mon coeur, là) mais un truc bien timide, bien gentil, bien tendre. Je me suis pas fait prier, j'ai répondu. Par automatisme au début, par surprise par la suite et, pour finir, par envie. Une simple envie, un truc impérial qui m'a donné envie de continuer la chose indifinniment, même si cela signifiait avoir des branchies et tout. Elle a noué ses bras autour de mon cou, alors que je faisais pareil autour de sa taille, pour l'amener toujours plus près. Un besoin. Toujours. Une véritable drogue, la petite serpentarde. J'avais envie d'elle comme on désire un fruit interdit, un truc qu'on n'a le droit de toucher qu'avec les yeux. Putain.

Mais le pire, dans tout ça, c'était que j'adorais ça. Me faire mener à la baguette, je veux dire. Car c'est elle qui tirait les ficelles, des fois. Si la provoquer amenait des revanches ainsi, je me suis promis, j'allais plus souvent la pousser dans ses retranchements.. C'était tellement bon. Vraiment, j'aurais pu rester ainsi des heures et des heures, si étroitement liés, avec comme ancre nos seules lèvres. C'était un vrai baiser, de ceux qu'on oublie pas et dont on chérit la mémoire. Le genre de truc qui a donné des loopings à mon coeur. Elle me faisait tourner la tête, elle me faisait tourner en rond.. mon dieu. Je devenais vraiment grave. Longtemps. Le monde avait continué de tourner, pourtant. La vie avait continué, alors qu'on se cherchait, nous, enfin, que nos lèvres se cherchaient. Y'a toujours une fin aux mauvaises choses et, finalement, aux bonnes choses. J'ai planté mon regard dans le sien, enlevant avec mille délicatesses mes mains de sa taille, comme si j'avais peur de lui faire mal, de la briser. J'attendais un truc. N'importe quoi. Une justification, le mot fut éclair dans nos esprits. Mais il n'y en avait pas ou, en tout cas, aucune ne vint. Et puis, elle a eu ce sourire. Mystérieux. Inquiétant. Attirant. Elle a pris ma main avec naturel, comme si elle ne m'avait pas embrassé, comme si mon coeur n'avait pas fait le plus grand looping de l'humanité dans ma poitrine. Comme si il ne s'était rien passé. J'ai décidé de ne pas m'en formaliser, parce que je crois que ça comptait beaucoup à mes yeux. Trop. « On rentre ? Il commence à faire frais. » Elle avait entremêlé ses doigts aux miens. Fantastique, Téo. Vraiment. Tu tombes amoureux de la dernière des personnes qui pourrait t'aimer en retour. « J'en était sûr, que t'étais une petite nature ! » j'ai dit en souriant, alors que l'on recommençait à marcher comme si de rien n'était. C'est vrai qu'il commençait vraiment à faire froid. C'est trois mètres plus loin que je me suis arrêté, avec un sourire joueur sur les lèvres. « J'ai pas envie de briser le moment, tu vois. Alors je préfère pas qu'on rentre au château, ce s'rait vraiment triste.. alors.. » je me suis tourné vers Pré-Au-Lard ou, plus précisément, vers la Cabane Hurlante. Mon royaume pour une poignée de secondes en plus avec elle...

Spoiler:
 


Dernière édition par G. Téonard Rosier le Dim 23 Oct - 7:43, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
SLYTHERIN ҩ It's kind of fun to do the impossible.

ϟ inscription : 28/08/2011
ϟ hiboux : 103
MessageSujet: Re: TEO ✖ we're gonna lose control. [TERMINÉ]   Lun 10 Oct - 21:03


JAYMESfeatTÉONARD

you make me wanna die.

Ma main dans la sienne. Entrelacer nos doigts créait un lien étroit entre nous. J'avais le cœur qui battait vite. Ça me le faisait des fois quand j'étais avec lui mais c'était jamais aussi intense. C'était comme si je venais de courir un marathon, j'étais un peu essoufflée mais mon cœur battait la chamade. Ses cheveux dans le vent, ses yeux vert-bleus qui me fixaient et qui me mettait dans tout mes états, ses lèvres fines que j'avais encore et toujours envie de toucher. Il était beau. Il était toujours beau. Je le trouvais beau. Très sexy, avec ses moues bien à lui. Et mortellement charmant quand il posait ses lèvres sur les miennes et que je sentais sa peau brûlante me toucher. Un sourire niais était affiché sur mes lèvres tandis que je me surprenais à penser ça de lui. Je caressais le bout de ses doigts pour revenir à la réalité. Il était là. Il n'allait pas s'envoler. Téo restait pour moi. Et moi je restais parce qu'il restait pour moi. Je sentis mon cœur rater un battement. C'était la première fois que je le sentais aussi figé, presque paniqué par quelque chose. Mais je chassais cette idée de ma tête. Il devait sûrement avoir froid vu que je portais son blazer. Même avec, j'avais moi-même froid. La douce voix du gryffondor me fit sortir de mes pensées.
    - C'est ça, moque toi. En attendant, j'ai plus à revendre que ton humble personne, si je ne m'abuse !

Un petit rire m'échappa. Tandis que je le fixais. Je ne répondis rien à sa provocation me contentant de hausser les épaules, battant en retraite. Je n'abandonnais pas tout autant, au contraire, j'avais bien le temps de me venger. Divagation certaine mais plus dans mon esprit qui était embrouillé par les incertitudes qui y planaient. Tout me semblait compliqué et simple en sa compagnie. Je ne me posais jamais de question avec lui, tout était spontané et sincère. Aucun doute ne planait jamais. A ses côtés, je me sentais rassurée. Je fus ravie de voir ses prunelles bleutés étinceler d'un éclat malin. J'étais sûre et certaine qu'il préparait quelque chose.

Je sentis la fraîcheur du vent me taper contre le visage et je frissonnais pendant un court instant. Une petite fumée sortait même de mes lèvres quand je parlais. Une petite pression des doigts de sa part alors que je partais toute seule dans mon délire. Il devait sûrement croire que je fichais de lui mais tant pis, j'en avais presque mal au ventre. Mais je me repris une poignée de secondes plus tard. Je m'approchais de lui, je retenais mon souffle. Ça aussi, ça devenait de plus en plus fréquent quand je l'approchais. Pourquoi ? Je ne savais pas. Dès que j'avais les yeux dans les siens mon cœur battait plus vite et tout mon monde s'écroulait autour de moi. Il n'y avait plus que lui, moi, en train de profiter de la chaleur humaine l'un de l'autre. C'était idiot, mais tout cela me semblait rationnel. Quelques centimètres à peine nous séparaient. Quelques centimètres qui furent rapidement franchis quand nos lèvres se rencontrèrent et qu'il m'attirait à lui en me prenant par la taille. Cela ne me suffisait pas, je le voulais encore plus contre moi. Le serrant plus fort. Si proches...C'était doux, timide et passionné. Ça me donnait la vague impression d'être un premier baiser. Je ne savais pas trop. Je n'avais qu'une idée en tête. Faire durer ce baiser, encore et encore. Le plus longtemps possible, jusqu'à la mort si nécessaire. De la bombe. Deux bombes se percutant en démultipliant leur puissance. En beaucoup plus fort. Je me détachais à contrecœur. Une étrange sensation me parcourait. Si il ne m'avait pas retenu, je crois que je me serais effondrée. Je me sentais glisser, planer au dessus de tout. De violents battements résonnaient dans sa poitrine et je ne pus pas déterminer si il venait de mon propre cœur ou du sien. Je fixais son joli minois avec attention, l'une de mes mains se posant encore une fois sur sa joue avec délicatesse, la caressant tendrement à l’aide de son pouce.

Un baiser tendre, doux et passionné devait-il être obligatoirement donné à l'être qu'on aimait ? J'espère bien que non, car je n'aimais pas Téo. Enfin je veux dire pas comme ça. En faite, je n'en savais rien. Que dalle. Tout était bouleversé. Il me mettait la tête à l'envers. Il me retournait le cœur. Étais-je conne ? Folle ? Amou...Impossible. Pas de Téonard Gavin Rosier. Toutes ces questions auxquelles je ne pouvais répondre, toutes ces pensées qui s'entrechoquaient. Tout ça se tournait et se retournait dans ma petite cervelle alors que je fixais le rouge et or dans les yeux n'osant pas vraiment soutenir son regard. Je baissais les yeux, les joues légèrement rosées me rendant compte que le gryffondor et moi étions encore étroitement liés.
    - Téo...

Ce murmure sonna comme une plainte. Et je m'en rendais compte seulement quand cette phrase se brisa dans le silence oppressant entre nous. Une plainte, une envie. Comme si je demandais du rab' de baisers. Enfin, de baiser de Téo bien sûr. J'aimais ça. C'était honteux de se l'avouer mais il ne fallait pas se voiler la face longtemps. Ma phobie de le perdre était bien trop grande pour que ce soit anodin et une voix ne cessait de me murmurer que je ne l'aimais pas de la bonne manière, comme une amie aimait son autre ami. Même si ils étaient dans deux maisons opposées. Mais je m'efforçais en vain de chercher une issue à tout ce qui se passait. J'étouffais. Je me sentais piégée, dans une grande cage et que seul le jeune homme pouvait endosser le rôle du serrurier qui ferait céder ma cage et qui me libérerait. J'étais enfermée dans des ressentis, des doutes qui me suivaient partout. J'étais perdue. Qui était Téonard Roser à ses yeux ? Son frère de cœur ? Son bon ami ? Son violent plaisir ? Sa raison d'être ou sa bouffée d'oxygène dans les moments les plus obscurs. Je sentis ses bras se dénouer de ma taille et je me décollais de son corps en poussant un petit grognement de mécontentement, en priant tout bas qu'il ne l'ait pas entendu.

Il fallait pas. Il fallait pas se poser de questions. Il fallait pas penser à après. Il fallait pas tout gâcher. Il fallait pas... Je souris au jeune homme. Chassant toutes les pensées parasites. Ses doigts dans les miens. Je ne voulais plus le quitter.
    - J'en était sûr, que t'étais une petite nature !
    -Petite nature, moi ? Mais tu ne t'es pas regardé, coco !

Je lui fit une petite grimace en rigolant doucement. Nous marchâmes main dans la main quelques pas plus loin avant qu'il se poste devant moi avec un sourire malin sur le visage.
    - J'ai pas envie de briser le moment, tu vois. Alors je préfère pas qu'on rentre au château, ce s'rait vraiment triste.. alors..

Je lui souris doucement. Serait-ce une déclaration ? Il se tourna et se retourna, cherchant sûrement un endroit vers où se diriger et je suivais son regard. Pré-au-lard. Cabane hurlante. Très bon choix.
    - Est-ce que j'te manquerais déjà ? Tu sais, je pourrais le comprendre après tout. N'as-tu pas dis que j'étais a-doooo-rable ?

Petite moue provocatrice. Mais c'est vrai que moi non plus je ne voulais pas le quitter. Je n'avais pas envie de rentrer au château alors que mon ventre criait famine mais pour rester un petit moment dans la maison hantée avec Téo. C'était intéressant et je ne pouvais pas refuser. Et puis surtout avec ses grands yeux bleus qui m'empêchaient de penser correctement. Je ne pus m’empêcher de rire doucement devant le regard que m’avait lancé mon interlocuteur.
    - J'ai envie de rester avec toi. La Cabane Hurlante est notre prochaine destination ? Je vous suis mon commandement. En route pour de nouvelles aventures.

Je reprenais mon sérieux. J'avais le mérite d'être claire. Lâcher un petit rire aurait pu casser ce petit moment spécial entre nous. Les choses avaient été différentes aujourd'hui. Pas vraiment de petites prises de têtes amicales mais surtout beaucoup de moment assez intimes. C'est vrai il fallait le reconnaître.

Je resserrai ses doigts dans les miens. Je tirais parfois les ficelles de notre pièce de théâtre. Mais il aurait très bien pu me prendre au dépourvu et faire ce qu'il aurait voulu de moi, tout de suite, maintenant. C'était notre jeu. Notre jeu idiot qui voulait ça. Personne n'avait vraiment le beau rôle, tous les coups étaient permis. Même les trucs les plus tordus qu'ils soient, comme embrasser quelqu'un sans raison précise. Juste parce qu'on en avait envie, ce n'était pas vraiment une bonne explication. Surtout quand on ne savait rien de la personne qu'on embrassait. J'avais raison non ? Je ne savais rien du passé de mon camarade. Je ne savais pas si des rêves ou des flashs le hantaient aussi. Je ne savais pas qui il fréquentait, si il avait des ennemis. Des trucs sans importances mais que j'aurais aimé savoir, j'aurais adoré le connaître plus. Sa couleur préféré. Son animal préféré. Son patronus. Pour le connaître sur le bout des doigts comme qui dirait.

J'avançais, la tête un peu ailleurs. Sans vraiment de réflexions précises. Je ne pensais pas. Je savourais le moment présent. Avec le charmant gryffondor. Je repensais au baiser encore une fois. Ses lèvres sur les siennes. Leurs corps brûlants l'un contre l'autre. Du moins le sien. Puisque son cœur avait fait beaucoup d'explosion dans son être. J'avais encore l'impression que... J'avais encore envie de l'embrasser. Encore plus fougueusement que tout à l'heure. J'en avais besoin. Téo devenait-il si vital à ma survie ?

1600 mots.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
GRYFFINDOR ҩ I think my spine exploded but i'm fine.

ϟ inscription : 03/09/2011
ϟ hiboux : 110
MessageSujet: Re: TEO ✖ we're gonna lose control. [TERMINÉ]   Mer 12 Oct - 11:48


Elle ne m'avait pas répondu, laissant ma débilité parler d'elle-même; laissant ma gêne prendre le pas sur tout autre sentiment. Mais avec elle, je savais jamais c'était quel sentiment; le vrai, je veux dire. Évidemment, je l'aimais. Je ne savais pas trop comment, mais je l'aimais; à vrai dire, avec quiconque, je ne savais jamais comment. Je savais juste certaines choses; mais je n'avais jamais connaissance du détail, comme si la science infuse était réservée à la classe supérieure, pas la mienne bien évidemment. J'aurais bien aimé avoir réponses à mes questions, pouvoir me dire que c'était comme ça; que ça entrait dans telle ou telle case. Mais je n'y arrivais pas. J'y arrivais jamais. Des fois, je me demandais pourquoi je ne profitais pas de ma seule richesse : mes amis. Je veux dire, j'en avais une ribambelle (ou non) – après tout, six ans d'études, ça paie. Je les aimais tous, différemment en je ne sais quoi, mais c'était de l'amour, de l'amitié, de l'affection; je sais pas. En tout cas, c'était pas ce que je ressentais pour Jaymes. Jaymes, j'avais toutes mes pensées concentrées vers elle; mais ça, c'était peut-être parce qu'elle était la seule personne présente à la ronde. Oui, disons. On avait qu'à dire que c'était ça; pas autre chose, un truc plus fort, plus.. plus. J'aimais pas les sentiments trop forts; ce qui vous font envie de faire des trucs idiots. Moi, la liste des trucs idiots que j'avais fait était longue; alors, des fois, j'espérais effacer au blanc ces conneries. Impossible. Ce qui est fait est fait. Ce baiser était fait; ce baiser était scellé. Il était trop vrai, trop sincère, trop trop pour être n'importe quoi, juste une petit truc de rien du tout. Il comptait trop, je veux dire. C'était idiot, de s'attacher à un acte si dérisoire. Juste deux paires de lèvres et paf, tout partait en vrille dans mon cœur, dans ma tête, dans mon corps. C'était idiot. Putain, Téo, t'étais si idiot.. Alors qu'on se jugeait, alors qu'on attendait un truc l'un de l'autre, elle a posé sa main sur ma joue, presque ultimement, et j'ai senti mon sang faire des tours supplémentaires, et oui, encore, dans mes veines. C'était.. intense, encore une fois. Je me comportais étrangement avec elle, d'après moi. J'ai resserré mon emprise sur sa taille. En cet instant précis, quoiqu'éphémère, j'ai eu envie de l'embrasser encore une fois, juste pour voir sa réaction, juste pour comprendre pourquoi. Pourquoi elle m'avait embrassé; pourquoi j'en avais eu envie aussi; et pourquoi j'avais adoré ça. Un fruit interdit. Réellement. J'avais pas le droit. C'était contre-nature. Improbable. Impossible. Immoral. Et pourtant j'étais là, à savourer le fantôme du goût de ses lèvres sur les miennes. Finalement, elle a baissé son beau regard bleu, alors que je consultais sa tête avec fièvre, presque avec obstination. Elle était belle. A chaque fois, j'avais l'impression de la redécouvrir; et à chaque fois, j'en étais si surpris. Je me le répétais toujours; mais j'arrivais jamais à lui dire, pur égoïsme ou encore pure fierté. Elle était embarrassée; et je dois dire que sur mes joues aussi on aurait pu faire griller deux steaks, et bien à point. On était si proche. Pourtant, j'avais l'impression que des lieues et des lieues nous séparait; que tout nous séparait. Une Serpentarde, un Gryffondor; et par n'importe lesquels : Hexington et Rosier. Ça avait l'air aussi fou que cela ? Pour moi, ça semblait naturel; comme si cela devait arriver. C'était ça, le destin dont je rêvais souvent ? « Téo... » mon nom, une plainte légère sortant de ses lèvres. C'est là que j'ai ressenti la drogue opérer. Moi, en vrai camé, j'ai voulu l'embrasser, encore, pour un long moment, pour toujours peut-être. C'était triste, de se dire qu'une vague attirance se mutait en.. se mutait en ça. J'avais jamais les mots, jamais les bons. Alors... alors j'ai dit la première chose qui m'est passée par l'esprit. Son nom. Juste ça. Avec cet accent immonde, dont je me rendais compte, et qui sonnait tout le temps faux à mes oreilles. « Jaymes ? » C'était nul. Ça ne sonnait pas une plainte, plutôt comme un état; genre, une déclaration; une interrogation immense, joueuse et tout à fait provocatrice. Juste pour l'embêter. J'avais bien le droit, non ? Ça avait toujours été comme ça. On passait toujours des embrassades aux conneries; des moments agréables aux piques un peu fourbes. Juste pour se rappeler que ce n'était qu'un jeu. Rien d'autre. Alors pourquoi, en cet instant précis, je n'avais plus envie de jouer ? Avec un petit sourire en coin. Composé juste pour elle. Qu'est-ce que je faisais ? Aucune idée. L'endroit où je mettais les pieds ? Oh, si seulement je le savais. J'imagine que c'est la magie de la chose; ce qui fait que la vie mérite d'être vécue. C'était un peu bête, de se rendre compte que la magie existe seulement maintenant. Dans tous les instants, avec Jaymes du moins, il y en a; me transportant vers des sentiments que j'imaginais jusque là déjà conquis. Pff. Je deviens romantique. Ça, en revanche, c'était plutôt un effet négatif de la présence de Jaymes. Et le moment où on se détache, le moment où on redevient Rosier Téonard et Hexington Jaymes, les deux pôles, les deux faux ennemis. Rien de plus. Jamais rien de plus.

J'avais l'impression que ma connerie, encore une fois, nous écartait du plus important : ce qui venait de se passer. Un truc énorme, qui aurait dû être trop gros pour être oublié. Marqué au fer rouge. Jaymes aurait pu écrire son prénom, me tatouer de ses lettres, sur le bras que je n'aurais bronché. Comment aurais-je pu ? L'univers, mon univers arrêtait de tourner, quand elle me regardait dans les yeux; je sentais encore ses lèvres contre les miennes, mes lèvres contre les siennes, dansant comme jamais; ses mains dans ma nuque, ces mêmes mains qui me provoquaient mille frissons, rien qu'en y repensant. Pourquoi est-ce que j'avais pas prolongé la chose ? Pourquoi est-ce que je n'était pas venu quérir un dernier baiser – juste un ? Ça commençait vraiment à me taper sur le système, là. Je pigeais que dalle. Bon. Je posais un tabou sur ces pensées, sur cette événement, sur cette journée; sur la Jaymes d'aujourd'hui, globalement. Faire comme si rien ne s'était passé. C'était dur de jouer. Mais valait mieux. On déconnait. On jouait. C'était tout. Rien de plus, rien de plus, rien de plus. J'avais pas le droit de croire le contraire, songeais-je avec le fantôme d'une grimace sur le visage, ce serait pire que tout. « Petite nature, moi ? Mais tu ne t'es pas regardé, coco ! » Sa remarque a été accueillie par une moue dubitative, suivie par un regard haut-bas bas-haut critique. Elle était plus petite, plus fine, plus jeune.. mais elle tremblait moins, c'est vrai. Après tout, elle avait mon (très) léger blazer sur les épaules. Même si je sentais déjà un bon rhume venir, je ne regrettais pas de lui avoir donné ma veste. Y'avait pire, comme geste pourri. Légèreté factice ? « C'est ça, ouais. Tu trembles comme une jeune biche, ma vieille ! » Elle avait rien d'une biche. Plutôt une gazelle. Une (très) jolie et (très) fourbe gazelle. J'ai ri doucement, à demi-ton pour éviter d'attirer l'attention. Il n'y avait personne, pourtant. Les gens brillaient par leur absence. Ils étaient sans doute déjà dans le château, en voyant le temps se lever, et devaient bien se sentir bien près de grosses et chaudes cheminées. J'avais rien à leur envier. « Est-ce que j'te manquerais déjà ? Tu sais, je pourrais le comprendre après tout. N'as-tu pas dis que j'étais a-doooo-rable ? » Car ça, c'était sans doute la chose la plus fourbe que je n'ai jamais entendu – à ce jour – de sa bouche. Si bien que j'ai failli en bouder, avec une petite moue blessée alors qu'elle me provoquait. Elle avait pas le droit de ressortir ce que je disais ainsi ! Ce n'était pas.. ce n'était pas juste ! « Je t'en prie ! Je voulais juste te faire plaisir. » On t'a déjà dit que tu mentais très mal, Téo ? J'ai haussé les épaules nonchalamment. C'était idiot, puéril et peut-être méchant mais bon. Elle l'avait cherché ! J'ai serré ses doigts, comme pour essayer de me faire pardonner. Il aurait pas fallu qu'elle se vexe. Je crois que ça aurait été un peu comme la cerise sur le gâteau. « J'ai envie de rester avec toi. La Cabane Hurlante est notre prochaine destination ? Je vous suis mon commandement. En route pour de nouvelles aventures. » Mon visage s'est éclairci gaiement, sans que je trouve quelque chose à redire, serrant simplement sa main un peu dans la mienne. Enfin, simplement.. plus rien ne l'était. Rien n'était jamais simple, dans chaque relation; ainsi, il faudrait dire que j'ai serré sa main avec normalité, comme si il ne s'était rien passé. Un gros mensonge. Car je sentais encore mon cœur battre à tout rompre dans ma poitrine. Pa-thé-tique. Tout simplement. Mon être criait ce mot; j'étais aussi pathétique qu'une fillette qui avait voulu s'habiller comme sa mère. Mais j'avais pas envie d'arrêter. J'ai regardé Jaymes du coin de l'œil. J'allais l'arrêter, juste pour dire une connerie qui me passait dans la tête à ce moment, quand le cri a résonné. « ROSIER ! » J'ai sursauté méchamment, lâchant très vite la main de la Serpentarde pour trouver un visage pâle vers Clyde qui arrivait, l'air énervé. De pâle je suis passé à rouge, puis à cramoisi avant de rester rose, alors qu'il s'approchait avec sa grosse démarche d'armoire à glace. Oh mon dieu. « Rosier ! T'as complètement faux ! T'es vraiment le dernier des imbéciles. Franchement. T'abuses. Ramène ta fraise ! Faut que tu bosses sur ton schéma, que je le recopie. ROSIER ! » cria-t-il, en voyant que je glissais un regard désolé vers Jaymes. Paralysé. De pathétique, j'étais passé à paralysé. « Euh.. euh, ouais. Bien sûr. Normal. Ça roule. j'ai dit d'un air penaud. J'aurais jamais dû lui donner mon premier devoir, en quatrième année. Il croyait trop avec cette emprise sur moi. Bon, ok. Il avait une putain d'emprise sur moi; mais en même temps, il faisait trois têtes de plus que ma merveilleuse personne. Il a tourné les talons d'un air exaspéré, alors que je lui suivais de ma démarche vaguement chaloupée. « Attends, j'ai oublié ma veste.. » Il a levé les yeux au ciel, consultant sa montre d'un air agacé. « Dépêche toi ! J't'attends à la salle commune ! » Et il est parti dans un froissement de cape de sorcier. J'ai couru comme un dératé jusqu'à Jaymes, qui était là. Je l'ai regardée dans les yeux. Je l'ai embrassé furtivement, légèrement; mais je l'ai fait. J'ai souri en coin, avant de lui embrasser la joue sans arrière pensée. « Désolé pour tout. Et puis, désolé aussi pour ça. J'avais juste envie. » Et sur ces mots tout à fait philosophiques et très clichés, j'ai couru comme un dératé jusqu'à la salle commune des Gryffondors, où la Bête m'attendait. Qu'est-ce qui faut pas faire pour une fille...
« I had to find you, tell you I need you,
tell you I'll set you apart.
Tell me your secrets and ask me your questions,
oh, let's go back to the start. »


» topic clos

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
❝ Contenu sponsorisé ❞

MessageSujet: Re: TEO ✖ we're gonna lose control. [TERMINÉ]   

Revenir en haut Aller en bas
 

TEO ✖ we're gonna lose control. [TERMINÉ]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Lose control || Heath G. Wilkes-Rosier
» Quels sont ces produits MAC que vous avez terminé?
» They will not control us, we will be victorious. | Sanaa.
» Damage control
» Suspicion de diabète... c'est pas terminé !
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: La renommée est une amie bien peu fidèle. :: POUDLARD ET SES ENVIRONS.-
Sauter vers: